Ventes d’armes : « Hollande a opté pour des vues économiques à court terme »

6 04 2017

De nouvelles ventes d’armes de la France à l’Arabie saoudite, susceptible de les utiliser dans la guerre au Yémen, suscitent débats et interrogations. Entretien.
PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN GUISNEL
Publié le 06/04/2017 à 13:44 | Le Point.fr

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Le ministre saoudien de la Défense Mohammed ben Salmane avec François Hollande lors d’un sommet du G20 à Hangzhou, en Chine, en septembre 2016.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/ventes-d-armes-hollande-a-opte-pour-des-vues-economiques-a-court-terme-06-04-2017-2117694_53.php





Au Moyen Orient, les graves violations des droits de l’Homme et les crimes de guerre sont-ils la culture commune des pays occidentaux, de la Syrie, de la Turquie, de la Russie et de l’Iran ?

21 03 2017

Alep

Les rapports s’accumulent sur les crimes de guerre et les graves violations des droits de l’Homme autour des conflits allant de la Turquie, en passant par la Syrie et l’Irak jusqu’au Yémen.

 

Turquie

Le mois dernier les Nations Unies ont sorti un nouveau rapport dénonçant les graves violations des droits de la personne perpétrés par l’armée Turque et dirigée contre les populations majoritairement kurdes[1]. Plus de 2 000 personnes ont été tuées entre juillet 2015 et août 2016, dont des femmes et des enfants ainsi que plus de 800 membres des forces de sécurité turque. La lutte contre le « terrorisme » justifie beaucoup d’entorses quant au respect des droits de l’Homme pour la Turquie, comme pour de trop nombreux gouvernements. L’usage d’armes classiques par les forces gouvernementales dans des lieux à grande densité humaine constitue également une grave violation du droit international humanitaire. Enfin les disparitions, mauvais traitements et les cas de tortures, sont redevenus monnaie courante dans ce pays membre de l’OTAN[2]. Non seulement ses dernières interventions en Afghanistan et en Libye ont été un désastre pour les populations civiles, mais en plus l’OTAN accepte en son sein des pays qui violent gravement les droits fondamentaux.

 

Mais la Turquie est-elle seule à utiliser des méthodes contraires au droit international ?

Une étude attentive des règles d’engagement des groupes armés et des armées régulières dans cette partie du Moyen-Orient peut nous en faire douter. Même s’il est comme toujours difficile de connaître le nombre de morts dans un conflit, les informations sur la réalité et la gravité des crimes de guerre, les graves violations des droits de l’Homme, voir des crimes contre l’humanité finissent toujours par percer grâce au courage de militants sur le terrain.

 

Gaza : Israël.

Cette guerre entamée le 13 juin 2014 par l’armée israélienne à Gaza a constitué une des plus violentes opérations militaires de l’État israélien depuis l’invasion du Liban en 2006. Le nombre de victimes civiles a atteint à nouveau un seuil dramatique. Dans le camp israélien le bilan est de 6 civils et 67 soldats morts, ce qui signifie qu’un peu plus de 8% des victimes sont des civils. Du coté Palestinien le rapport dénombre 1 462 civils et 789 soldats, ce qui indique qu’un peu plus de 64% des victimes sont des civils[3].

 

Falloujah : coalition menée par les Etats Unis, milices irakiennes.

Si l’on prend les derniers exemples de rupture presque totale des règles d’engagements d’usage de la force en respect de la Convention de Genève, le constat est terrible. Un de ces sommets fut atteint par les forces armées étasuniennes à Falloujah en 2004. En plus de la violation du chapitre VII de la Charte des Nations Unies en envahissant l’Irak, les Etats Unies ont utilisé le phosphore blanc notamment à Falloujah. L’utilisation de cette arme constitue un crime de guerre, et ce malgré les déclarations du Pentagone qui avait affirmé que l’usage de phosphore blanc était légal[4]. Dans un texte de l’armée de terre étasunienne – « The Battle Book » – il est bien écrit que : « L’utilisation de phosphore blanc contre des personnes est contre les lois de la guerre[5] ». En plus de ce type d’armes, l’armée étasunienne a fait usage de « thermobaric novel explosive ». Ces armes ont une capacité de destruction des infrastructures avec leurs occupants, par un système de « dépression de l’air » un peu comme une mini bombe atomique sans les effets radioactifs[6].

Pour couronner le tout, les munitions à uranium appauvri ont été largement tirées par les soldats étasuniens. Elles ont sans doute encore des conséquences sur les enfants nées aujourd’hui, victimes de graves malformations physiologiques[7].

Sans doute pour éviter les états d’âme, il avait été dit aux marines qu’il n’y avait plus que 500 civils dans la ville, alors que d’autres estimations allaient entre 30 000 et 50 000 dont beaucoup de femmes et d’enfants[8]. Enfin les milices pro-gouvernementales entrainées par les Etats Unis ont été également responsables de graves violations des droits de l’Homme[9].

Il n’est pas étonnant de voir Falloujah entre 2012 et 2016 sous occupation d’une autre terreur : les takfiristes qui se font appelé DAESH. La reprise de la ville par les milices irakiennes en mai 2016 a été à nouveau le théâtre de graves violations de droits de l’Homme[10].

 

Alep   Takfiristes, [Front Fatah al-Cham – branche syrienne d’Al-Qaida – Ahrar al-Sham et le Harakat Nourreddine al-Zenki soutenus par la Turquie et le Qatar, autres obédiences idéologiques + coalition menée par les Etats Unis… / forces syriennes + Hezbollah libanais + les gardiens de la révolution iraniens + les milices kurdes (Unités de protection du peuple, YPG[11]) + soutien Russe…

Les bombardements des forces réunies autour de Bachar al Assad [Russie, Iran, Hezbollah libanais, milices kurdes… ] et ceux des milices réunies autour d’Al Qaida et d’autres idéologiques totalitaires se font encore au détriment du droit international[12]. Alors que les crimes de guerre et les graves violations des droits de l’Homme de la coalition syrienne sont largement médiatisés, celles des milices d’en face soutenues par les pays occidentaux le sont beaucoup moins[13]. Dans un long article Robert Fisk décrit comment les milices armées par les occidentaux se sont servies des civils comme boucliers humains et sont également responsables de tortures et d’exactions contre les populations civiles[14].

 

Mossoul : Takfiristes, milices irakiennes, milices Kurdes, coalition menée par les Etats Unis + Turquie…[15]

L’action des milices irakiennes qui trop souvent agissent sans aucun discernement[16], les bombardements de la coalition derrière les Etats Unis, la terreur des takfiristes font que la situation pour la population de Mossoul n’a pas changé en 2016[17]. Depuis le début de l’année 2017 les mêmes logiques de graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire sont imposées aux populations irakiennes. Les dernières interventions aériennes de la coalition menée par les Etats Unis dont la France, sont responsables de la mort de plus de 50 civils dont des femmes et des enfants[18].

 

Yémen : coalition Arabie Saoudite + Etats Unis + Iran ?

Depuis de longs mois, les possibles crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les graves violations des droits de l’Homme continuent de faire parti du quotidien des civils yéménites. Que ce soit par la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite, ou plus directement par les Etats Unis, le rythme des bombardements ne faiblit[19]. La situation empire pour les populations civiles sous embargo maritime et terrestre de la coalition menée par l’Arabie Saoudite, et dont plus de 14 millions de personnes sont en urgence humanitaire[20].

Sur tous ces terrains d’opérations que l’on soit du coté du régime syrien[21], de la Turquie, des takfiristes, des différents groupes Kurdes, de la coalition saoudienne où de la coalition des étasunienne « droits de l’Homme », les civils vivent un enfer. La complexité géopolitique de la région amène parfois les ennemis d’hier à devenir des alliés passagers pour détruire un tiers, ou l’inverse[22]

Le choix des populations se situe entre la peste et le cholera malgré les faux prétextes des droits de l’Homme, chaque camp répondant à la violence de l’autre par une violence plus grande encore. Cette fameuse montée aux extrêmes dont parle Clausewitz fait le bonheur des marchands de canons[23]. Dans cette logique du chaos, les Etats parties au traité sur le commerce des armes, dont la France, se doivent de repenser leur analyse des articles 6 et 7 afin de créer une rupture dans cette course aux armements, qui annonce la disparition des peuples du Moyen Orient.

Benoît Muracciole

[1] http://www.ohchr.org/Documents/Countries/TR/OHCHR_South-East_TurkeyReport_10March2017.pdf .

[2] . Lire le rapport du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires sur sa mission en Turquie : https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G16/166/88/PDF/G1616688.pdf?OpenElement. Il y a quelque chose finalement qui était assez juste dans les propos du Président Trump qualifiant l’OTAN d’obsolète

[3] https://armerdesarmer.wordpress.com/2015/07/01/apres-la-sortie-du-rapport-des-nations-unies-sur-la-guerre-de-gaza-en-2014-faut-il-suspendre-les-exportations-darmes-vers-israel/

[4] https://www.theguardian.com/world/2005/nov/22/usa.iraq1

[5] Publié par le US Command et General Staff College de Fort Leavenworth, Kansas, 1991.

[6] https://en.wikipedia.org/wiki/Thermobaric_weapon

[7] Int. J. Environ. Res. Public Health 2010, 7(7), 2828-2837; doi :10.3390/ijerph7072828 http://www.mdpi.com/1660-4601/7/7/2828

[8] https://www.theguardian.com/world/2005/nov/22/usa.iraq1

[9] En 2004 : Amnesty International ; IRAK Des atteintes aux droits humains perpétrées de sang-froid par des groupes armés ; Index AI : MDE 14/009/2005 et en 2016 : https://www.amnesty.be/je-veux-m-informer/actualites/article/les-populations-sunnites-sous-la-menace-des-milices-chiites

[10] https://www.hrw.org/news/2017/01/06/integrating-iraqi-fighting-forces-not-enough

[11] http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Quelles-sont-forces-presence-Alep-2016-12-07-1200808786

[12] ibid.

[13] http://www.amnestyusa.org/news/press-releases/amnesty-report-abductions-torture-and-summary-killings-at-the-hands-of-armed-groups-in-syria , http://www.les-crises.fr/alep-la-douleur-et-la-honte-par-leslie-varenne/

[14] http://www.independent.co.uk/voices/aleppo-falls-to-syrian-regime-bashar-al-assad-rebels-uk-government-more-than-one-story-robert-fisk-a7471576.html

[15] http://www.france24.com/fr/20161017-irak-armee-milices-chiites-coalition-internationale-peshmerga-turquie-iran-mossoul

[16] Amnesty International 2017 ; Iraq: Turning a blind eye the arming of the popular mobilization units. Human Right Watch décembre 2016 : https://www.hrw.org/news/2016/12/18/iraq-executions-government-backed-militia

[17] The Guardian, le 29 décembre 2016 : https://www.theguardian.com/world/2016/dec/29/us-military-mosul-airstrike-civilians-casualties-hospital ; Daily Kos, 2 janvier 2017 : http://www.dailykos.com/story/2017/01/02/1616422/-U-S-Military-Says-Deliberate-Bombing-of-Mosul-Hospital-May-Have-Killed-Civilians ;

[18] Telegraph, 12 mars 2017 : http://www.telegraph.co.uk/news/2017/03/12/just-hours-freedom-mosuls-civilians-die-bombs-liberators/ ; Le Monde, 18 mars 2017 : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/03/18/washington-dement-toute-bavure-dans-le-nord-de-la-syrie_5096749_3218.html?xtmc=mossoul&xtcr=2

[19] https://www.amnesty.org/en/documents/mde14/5386/2017/en/

[20] http://www.unocha.org/yemen

[21] Avec la Russie, l’Iran, le Hezbollah libanais.

[22] https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/04/06/la-communaute-internationale-se-nourrit-elle-des-conflits-au-moyen-orient-partie-ii/

[23] René Girard pour « achever Clausewitz. René Girard Achever Clausewitz, Cahiers du nord, 2007





Quel héritage d’Obama laisse-t-il en matière d’usage de la force, de transferts d’armes et de respect des droits de l’Homme ?

23 01 2017

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Tout d’abord il nous apparaît logique de commencer, après l’investiture de Donald Trump, par les Etats Unis. Quel est l’héritage de l’administration Obama en matière d’exportations d’armes, d’usage de la force et du respect des droits de l’homme ?

Un premier bilan des exportations d’armes étasuniennes au Moyen-Orient[1], qui constituent l’immense majorité de ces transferts est nécessaire. Si l’on s’en réfère au rapport du CRS, les ventes d’armes en direction de cette région ont proprement explosé. Entre Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, l’Irak, Israël, le Qatar, les groupes armés takfiristes (al Qaeda[2], Daesh et autres), il ne semble pas y avoir eu de frein à la politique d’exportation d’armes de l’administration Obama. En ce qui concerne l’Arabie Saoudite, il s’agit de plus de 119 milliards $ d’exportations d’armes entre 2009 et 2016[3]. Malgré le soutien du royaume d’Arabie Saoudite au régime Bahreïni responsable de graves violations des droits de l’Homme. Malgré le soutien du royaume d’Arabie Saoudite aux groupes takfiristes en Irak et Syrie[4]. Malgré les graves violations des droits de l’Homme, les crimes de guerre et possibles crimes contre l’humanité dont est responsable la coalition menée par ce même pays dans sa guerre au Yémen avec aujourd’hui plus de 10 000 morts civils[5]. Même si les États Unis n’ont fait que signer le traité sur le commerce des armes, il est vrai du temps de l’administration d’Obama, ils sont engagés au moins sur les objectifs.

 

Usage de la force

Dans sa déclaration lors de la réception du prix Nobel de la paix, Barak Obama avait présenté sa doctrine dans l’usage de la force:

  • Mise au point de normes pour l’encadrer
  • Normes que je me réserve le droit de ne pas respecter[6].

Les exécutions extrajudiciaires sommaires ou arbitraires[7] par drones, en dehors des frontières des Etats Unis, en sont un terrible exemple. Elles ont significativement augmenté sous sa présidence. Entre l’Afghanistan, la Libye, la Somalie, le Yémen plus de 2000 personnes, combattantes et civiles, ont été assassinées[8]. Pour le Yémen le nombre de civils abattus, 2001-2011, s’établissait au minimum entre 52 et 108 pour les attaques de drones[9]. Pour les seules années 2012-2013 le chiffre a « fait un bon » de plus de 300%[10] : au minimum entre 255 et 333 civils assassinés.

Était-ce cela dont parlait Barack Obama à la réception de son prix Nobel en 2009 quand il assurait qu’il fallait : « penser une nouvelle voie pour les notions de guerre juste et sur les impératifs de paix juste[11] » ?

S’agissait-il des voies du ciel qui ont fait plusieurs centaines de victimes civiles ? Sans nul doute l’influence de l’ancien directeur « of the National Counterterrorism Center » et du partant directeur de la CIA John Brennan y est pour beaucoup. Mais c’est bien le chef des armés qui a pris la décision d’enfreindre ce droit international même si celui-ci est contesté par les Etats-Unis[12].

Mais comme le rapport des Nations Unies le rappelle, les exécutions extrajudiciaires sommaire ou arbitraires concernent également l’usage de la force à l’intérieur des frontières étasuniennes, notamment dans les prisons sous contrôle des militaires[13].

Et puis il y a toujours ce nombre de personnes noires harcelées, voir parfois assassinées par la police étasunienne dans un usage excessif et disproportionné de la force et des armes à feu[14]. Il était encore d’au moins 85 personnes en 2016, 93 en 2015. Dans l’immense majorité des cas, les responsables ont été acquittés[15]. Quand aux incarcérations, on observe une augmentation continue depuis 2008, pour arriver à un total de plus de 2 millions de personnes en 2016 [16] Encore une fois je laisserais le dernier mot à Barak Obama qui dans un entretien avec David Simmons (auteur de la série the Wire)  : Le défi, que vous décrivez à votre série, est que des gens qui entrent en prison à grands frais de l’état, y sont formés pour devenir les criminels plus endurcis, et qu’à leur sortie, ils sont absolument incapables de travailler et finissent dans ces mêmes prisons[17].

 

Guantanamo et sa promesse non tenue de fermer cette prison qui n’a pas de base juridique[18].

 

Enfin pour clore momentanément ce bilan, il convient aussi de parler de la protection des libertés individuelles. Pour rappel, des générations ont été éduquées dans l’impératif de lutter contre l’union soviétique précisément par ce qu’elle privait les citoyens de ces mêmes libertés. Or depuis les informations sur le programme échelon – qui ne concernait pas la présidence de Barak Obama mais celle de Bill Clinton –, puis les révélations d’Edward Snowden, nous savons que « le président du monde libre » a fait encore mieux que les soviétiques, puisqu’il a donné les autorisations et les moyens financiers aux agences de renseignement étasuniennes, avec les technologies du XXIe siècle, l’autorisation de surveiller chaque individu. Même s’il faut saluer la libération prochaine de Chelsea Manning, Edward Snowden et de trop nombreux lanceurs d’alertes restent en prison ou sous la menace d’y être envoyés[19].

« La promotion des droits de l’Homme ne peut relever de la seule exhortation[20] » cruel oracle portée par un prix Nobel sur son futur bilan de président. Peut être avait-il omis sciemment d’user ces mots simples que vivent au quotidien des millions de personnes vivant sous la menace directes et indirectes de la violence des armes : les mots engagement, courage et résistance ?

Benoit Muracciole

 

[1] But it is also incumbent upon all of us to insist that nations like Iran and North Korea do not game the system. Those who claim to respect international law cannot avert their eyes when those laws are flouted. Those who care for their own security cannot ignore the danger of an arms race in the Middle East or East Asia.

[2] « Negotiations cannot convince al Qaeda’s leaders to lay down their arms » https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2009/obama-lecture_en.html

[3] Selon : Security Assistance Monitor : http://securityassistance.org/fact_sheet/us-arms-transfers-saudi-arabia-and-war-yemen

[4] https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/03/25/la-communaute-internationale-se-nourrit-elle-des-conflits-au-moyen-orient-partie-i/ ; https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/01/06/sortir-des-logiques-de-violence-des-etats-au-moyen-orient/

[5] http://www.itele.fr/live/yemen-le-gouvernement-passe-a-loffensive-pour-reprendre-les-zones-longeant-la-mer-rouge-172 , http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/20161220_HPF_Dashboard_Final.pdf et https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/08/21/les-exportations-darmes-des-pays-parties-au-traite-sur-le-commerce-des-armes-tca-a-lepreuve-des-pairs-lors-de-la-deuxieme-conference-des-etats/

[6] To begin with, I believe that all nations – strong and weak alike – must adhere to standards that govern the use of force. I – like any head of state – reserve the right to act unilaterally if necessary to defend my nation. Nevertheless, I am convinced that adhering to standards, international standards, strengthens those who do, and isolates and weakens those who don’t : https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2009/obama-lecture_en.html

[7] http://www.ohchr.org/FR/Issues/Executions/Pages/Overview.aspx

[8] https://www.thebureauinvestigates.com/2016/07/01/obama-drone-casualty-numbers-fraction-recorded-bureau/

[9] https://www.thebureauinvestigates.com/2012/03/29/yemen-reported-us-covert-actions-since-2001/

[10] Pour l’estimation basse du nombre de tués.

[11] « And it will require us to think in new ways about the notions of just war and the imperatives of a just peace. ». Idem.

[12] « Le Gouvernement (US) a refusé d’indiquer quels étaient les fondements juridiques des assassinats ciblés commis sur le territoire d’autres États au moyen de drones ou de donner quelque précision que ce soit sur les garde-fous mis en place pour réduire les pertes civiles collatérales et pour garantir que le Gouvernement cible la bonne personne. » page 3 et 4 Rapport du Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, M. Philip Alston ; A/HRC/11/2/Add.5 28 mai 2009 : https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G09/135/58/PDF/G0913558.pdf?OpenElement

[13] « In relation to deaths in military custody, operational difficulties cannot be used to justify a failure to compile statistics. Making the numbers and causes of such deaths public is part of the United States’ obligation to exercise diligence, to prevent deaths of prisoners in its custody, and to investigate and prosecute any illegal conduct » ; Page 23, para 45. Idem.

[14] Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois http://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/UseOfForceAndFirearms.aspx

[15] https://www.theguardian.com/us-news/ng-interactive/2015/jun/01/the-counted-police-killings-us-database

[16] Mass Incarceration: The Whole Pie 2016 : https://www.prisonpolicy.org/reports/pie2016.html

[17] « And the challenge, which you depict in your show, is folks go in at great expense to the state, many times trained to become more hardened criminals while in prison, come out and are basically unemployable and end up looping back in » : https://medium.com/@ObamaWhiteHouse/president-obama-interviews-the-creator-of-the-wire-david-simon-40fb7bd29b18#.z39m49r6j

[18] https://www.amnesty.ch/fr/themes/torture/guantanamo

[19] https://armerdesarmer.wordpress.com/?s=Droits+de+l%E2%80%99Homme+et+usage+des+mat%C3%A9riels+de+surveillance+%C3%A9lectronique

[20] « The promotion of human rights cannot be about exhortation alone » : https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2009/obama-lecture_en.html

 





« LE TRAITÉ SUR LE COMMERCE DES ARMES DEUX ANS APRES SON ENTRÉE EN VIGUEUR : ENJEUX ET PERSPECTIVES»

18 09 2016

sans-titre

Lundi 19 septembre 2016, 18h30-20h00

Espace de conférences de l’IRIS *
Conférence-débat organisée autour de autour de Yann Hwang, Sous-directeur du contrôle des armements et de l’OSCE au ministère des Affaires étrangères et du Développement international, Benoit Muracciole, Président d’Action sécurité éthiques Républicaines (ASER), auteur de Quelles frontières pour les armes ? (Éd. A. Pedone, 2016) et Patrice Sartre, Président de Global Compliance. Animée par Jean-Pierre Maulny, Directeur adjoint de l’IRIS.

Nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire en cliquant sur le lien suivant : INSCRIPTION
(inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles)

En espérant que cette conférence suscitera votre intérêt, nous vous prions d’agréer nos cordiales salutations.
L’équipe de l’IRIS
* Espace de conférences de l’IRIS, 2 bis rue Mercœur, 75011 Paris
Plan d’accès.
IRIS
2 bis, rue Mercœur – 75011 PARIS – FRANCE
Tél. : 33 (0)1 53 27 60 60 – evenements@iris-france.eu





Conférence des États parties au traité sur le commerce des armes (TCA), à Genève

27 08 2016

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La pression est montée en direction des États pour une rigoureuse application du TCA

La deuxième conférence des États parties au traité sur le commerce des armes (TCA) qui s’est tenue pendant 5 jours à Genève (Suisse) a été l’occasion pour les  représentants de la société civile, dont Action Sécurité Éthique Républicaines, d’interroger les États sur leur pratique en matière d’exportation d’armes classiques. Dans une ambiance plutôt tranquille, la conférence présidé par l’Ambassadeur  Emmanuel E Imohe du Nigeria, a permis a plus de 100 États représentés – dont tous les grands pays exportateur d’armes, membres permanents du Conseil de Sécurité, excepté la Russie – d’avancer sur la transparence, la mise en œuvre et l’universalisation du TCA.

Des États comme la Zambie et le Mexique ont rappelé qu’aujourd’hui, malgré l’entrée en vigueur du TCA, les armes continuaient d’arriver dans leurs pays et ont appelé à un contrôle plus strict dans l’application du traité.

Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER), ainsi que d’autres ONG, est également intervenue en plénière pour rappeler aux États leurs obligations concernant les articles 6 et 7 du TCA qui les obligent à refuser une exportation lorsque les armes ont de grandes chances d’être utilisées ou de faciliter une grave violation des droits de l’Homme et/ou du droit international humanitaire[1].

C’est pour cela que ASER et de nombreuses ONG, appelle des pays comme l’Allemagne, les États Unis, la France, la Grande Bretagne à suspendre leurs exportations de tout matériel susceptible d’être utilisé en rupture avec le TCA, notamment par la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite au Yémen. Ces gouvernements doivent aussi arrêter les transferts d’armes en Égypte ou le régime est responsable de crime contre l’humanité et aussi en Syrie et en Irak – où de nombreuses informations montrent la porosité, dans la circulation des armes, entre les groupes armés non étatiques responsables de graves violations des droits de l’Homme et/ou du droit international humanitaire.

Après ces interpellations, quelques toussotements ont été entendu auprès de certaines délégations, mais c’est un bon signe de vie pour le traité sur le commerce des armes, d’autant que des engagements ont été pris pour de nouvelles consultations entre les ONG et les capitales.

Enfin, comme signe d’une dynamique renforcée pour ce processus, le Président Imohe a trouvé un accord sur la constitution de 3 groupes de travail : Un sur la mise en œuvre ; un sur l’universalisation et un sur la transparence du TCA. Ils permettront de renforcer le travail pour la prochaine conférence des États qui aura lieu à la même période en 2017.

Représentant du Réseau d’Action International sur les Armes Légères (RAIAL) pour l’Europe, ASER (Action Sécurité Éthique Républicaines) lutte pour le respect des Droits de l’Homme dans les transferts d’armes, et dans le champ de la sûreté – dont le maintien de l’ordre – par les services de police et de sécurité. ASER est accréditée aux Nations Unies.

[1] https://aser-asso.org/wp-content/uploads/2016/04/Intervention-Conférence-des-Etats-parties-du-traité-sur-le-commerce-des-armes-aux-Nations-Unies-à-Genève-ASER-24-aout-2016-.pdf

Contacts : http://aser-asso.org

Pour demandes d’interview ou participation à une émission sur la question des armes : Benoît Muracciole : +336 84 10 62 18





La France doit suspendre la vente des armes à l’Arabie saoudite et à l’Égypte

23 07 2016
Actualité Débats Les éditorialistes du Point Défense ouverte

« La France doit suspendre la vente des armes à l’Arabie saoudite et à l’Égypte »

La France carillonne ses succès dans les ventes d’armes, mais celles-ci ne sont pas toutes conformes aux exigences d’un traité ratifié en 2013. Interview.

Par

Publié le 23/07/2016 à 10:17 | Le Point.fr
Jean-Yves Le Drian et son homologue égyptien Sedki Sobhi sous le regard de François Hollande et du président al-Sissi le 17 avril 2016.  
Jean-Yves Le Drian et son homologue égyptien Sedki Sobhi sous le regard de François Hollande et du président al-Sissi le 17 avril 2016.   © AFP/ KHALED DESOUKI

Président de l’ONG Action sécurité éthique républicaines (Aser), Benoît Muracciole a participé aux discussions à l’ONU sur la préparation du Traité sur le commerce des armes, signé en 2013 et que la France a ratifié. Il revient sur l’histoire de ce texte dans un livre très documenté : Quelles frontières pour les armes ? (Pédone, 424 pages, 21 euros.)

Le Point.fr : votre livre traite de l’histoire du Traité sur le commerce des armes (TCA). Quelles sont ses innovations ?

Benoît Muracciole : Nous parlons du premier instrument juridique à vocation universelle destiné à contrôler la régulation des transferts d’armements. Il s’agit bien d’un outil nouveau, sortant de la précédente logique des États, celle des embargos. Celle-ci était binaire, en ne permettant que d’accepter ou d’interdire des transferts. On est cette fois entré dans une logique bien plus complexe d’évaluation du risque d’usage des armes.

Ce texte présente également cette particularité d’avoir été voulu par les ONG, puis préparé par l’ONU en liaison avec elles…

C’est bien le cas. Ce sont des ONG qui ont proposé ce projet, notamment Amnesty International qui avait bien perçu le lien direct entre les violations des droits de l’homme et l’usage des armes. Cette prise de conscience date de 1983. L’autre fait nouveau, c’est le rôle de ces ONG par la suite. Elles n’ont pas négocié le texte, ce qui reste la prérogative des États, mais elles ont été présentes à leurs côtés tout au long des discussions et des négociations aux Nations unies, jusqu’à l’adoption du traité le 2 avril 2013. La naissance d’une coalition internationale sur ce sujet (Control Arms), associée à une campagne d’opinion, date de 2003. De 1983 à 2013, il aura donc fallu trente ans pour que le TCA voie le jour.

Le TCA conduit-il les États à renoncer à une part de leur souveraineté ?

Ils ne renoncent pas à leurs prérogatives d’États. Ce qui change, c’est qu’ils engagent leur responsabilité dans l’évaluation du risque d’usage des armes. Ça, c’est nouveau ! Et ce qui est formidable, c’est la démonstration qu’une mobilisation citoyenne internationale peut faire bouger les États. On est arrivé à une conjonction historique favorable, une fenêtre s’est ouverte et les États ont compris que c’est aussi leur intérêt d’agir en ce sens. Les conflits dans le monde ont un coût qui va bien au-delà de tous les bénéfices que pourront empocher les industriels d’armement. Car ce sont elles qui font des bénéfices, pas les États !

Les mêmes ONG qui ont conduit la France à signer le TCA la critiquent sur sa politique de vente d’armes et l’accusent de commercer avec des pays contrevenant aux critères du TCA. Qu’en pensez vous ?

Après toutes ces années de mobilisation, la coalition Control Arms n’a pas été en mesure d’engager le deuxième volet du TCA, à savoir sa mise en œuvre. Cette conviction qui avait permis de faire pression sur les États s’est quelque peu évanouie. En France notamment, les associations qui travaillent sur les transferts d’armements sont trop peu nombreuses. C’est clairement un problème de rapport de force. Si la pression faiblit, les États ont un volant de manœuvre plus large et font ce qu’ils veulent. Et comme l’époque n’est pas très portée à la réflexion stratégique, les Français agissent à leur convenance, sans trop se soucier des droits de l’homme. Le commerce des armes avec, notamment, l’Arabie saoudite et l’Égypte pose question, alors que, dans ces pays, les armes sont utilisées à de graves et systématiques violations des doits de l’Homme. Le TCA est très clair sur ce point : la France doit suspendre la vente des armes à l’Arabie saoudite et à l’Égypte.

S’il fallait faire un palmarès des pays vertueux en matière de vente d’armes, qui serait à vos yeux sur le podium ?

Un certain nombre de pays se posent les bonnes questions, portant sur les conséquences politiques des ventes d’armes aux pays violant les droits de l’homme. La Suède est dans ce cas et s’interroge sur les livraisons à l’Arabie saoudite, s’agissant surtout du non-respect par ce pays du droit des femmes. Si d’autres pays peuvent monter sur le podium, ils ne l’ont pas encore fait savoir !

 





Quelle chance pour le cessez-le-feu au Moyen Orient ?

4 03 2016

Cessez-le-feu-treve-provisoire-de-deux-semaines-en-Syrie

Depuis le 22 février un accord a donc été conclu pour un cessez-le-feu entre les parties du conflit Syrie / Irak (pas toutes car les Takfiristes de Syrie et d’Irak, le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaida en sont exclus). Il est entré en vigueur le 27 février à minuit. Sur le terrain il a été de nombreuses fois violé[1], notamment par l’armée turque[2], même s’il est toujours difficile de discerner et d’identifier, en temps de guerre, les véritables responsables d’actes qui pourraient remettre en cause un processus de paix ou provoquer l’entrée d’autres forces dans un conflit[3].

Mais il ne faut pas oublier qu’un cessez-le-feu est comme une cure de désintoxication, il faut en faire plusieurs pour en accepter l’issue avec conviction et sortir des logiques d’addictions que la prise, à hautes doses, de substances (alcool, drogues, médicaments…) impose. L’addiction étant ici renforcée par les enjeux stratégiques :

  • économiques avec notamment la rivalité entre les projets de gazoduc Iran/Syrie et du Qatar[4]
  • politiques dans la préservation de territoires d’influences.

Essayons donc d’analyser les positions des différentes parties et voir quels pourraient être leurs intérêts à trouver une véritable résolution dans ce conflit.

 

Du coté de Bachard al-Assad et de ses alliés Hezbollah, Iraniens et Russes il semble qu’il y ait une alliance plus « cohérente » – qui existe aussi malheureusement dans les moyens militaires utilisés contre les civils avec de graves violations des droits de l’Homme, des crimes de guerre[5] et des crimes contre l’humanité[6] – dans leur stratégie pour sortir de la guerre et obtenir un accord politique acceptable pour leurs intérêts en Syrie.

Il semble, car le régime de Bachar al-Assad continuerait d’être obsédé par la reconquête totale du territoire syrien, autant dire une guerre sans fin.

Pour les Russes et les Iraniens – chez lesquels il y a une volonté très forte de ne pas répéter les dramatiques interventions des pays occidentaux en Afghanistan, en Irak, en Libye, et à moindre degré au Mali – il faut stabiliser ces deux pays et particulièrement la Syrie. Il y a donc, pour ces deux pays, une vision stratégique de fin de conflit, même s’il ne se réalisera pas à n’importe quel prix. La Russie, en plus d’une base navale qui lui est utile, ne peut accepter la présence de combattants extrémistes (plutôt nihilistes violents) dont l’idéologie pourrait s’expatrier à l’intérieur de ses frontières. Elle est également très attentive aux risques de voir les pays occidentaux faire encore avancer leurs intérêts (OTAN) comme en Ukraine.

L’Iran, qui depuis la révolution de 1979 tient une politique extérieure indépendante, veut que ce conflit régional soit résolu régionalement[7]. Elle continue, malgré la crise économique qu’elle traverse, à soutenir le régime de Bachar al-Assad sans être, semble-t-il, obsédé par son maintien au pouvoir puisqu’elle l’avait invité à Téhéran avant même l’élection de Rohani[8]. La reconnaissance de l’Iran comme un acteur majeur de la région est maintenant actée et ce pays est aujourd’hui plus enclin à apaiser sa relation avec l’Arabie Saoudite[9] et à se concentrer sur la situation économique intérieure.

 

Dans le camp impliqué dans la lutte contre le régime de Bachard al-Assad, l’architecture des groupes armés et des Etats est bien plus complexe. Pour les pays occidentaux engagés, le discours renvoyé aux opinions publiques fut assez simple : il faut défendre les droits de l’Homme ! Avec un appui certain de la grande presse, les émotions ont été mobilisées à propos, notamment, des yézidis et des chrétiens d’Orient[10]. Cependant il est important de noter qu’à la vue du nombre de réfugiés accueillis à ce jour – en France, en Grande Bretagne et aux Etats Unis – ces postures ressemblent aux classiques narrations fictionnelles de ces mêmes gouvernements.

L’engagement sans discernement en terme d’exportations d’armes en direction des groupes aux idéologies absolutistes, et ce malgré les alertes des services de renseignements et des ONG[11], n’apparait pas toujours comme la volonté de trouver un accord pour une paix durable. Pire, si l’on en croit Alastair Crooke, ancien conseiller Moyen-Orient dans le domaine de la sécurité de l’Union Européenne[12], le cessez-le-feu ne sert qu’à réarmer les Takfiristes de Syrie et d’Irak, dont le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaida[13]. Quant au traité sur le commerce des armes, qui vient d’enregistrer son 82 État Parties, il semble encore jouer le rôle d’un « joli tableau » dans les chancelleries des grands pays exportateurs[14].

 

Absence de stratégies ou au contraire stratégies ancrées dans de vieilles visions datant de la conférence de Berlin, de la fameuse partition Sikes / Picot[15] augmentée par celle du Heartland de Halford John Mackinder[16] et du Rimland de Nicholas Spykman[17] ?

Bien difficile de répondre avec assurance à cela, mais les signes donnés par la coalition occidentale renforcent ce doute[18]. Nous l’avons écrit ici de nombreuses fois, seul un accord sur un programme d’assèchement des combattants, en terme d’armes et de revenus, pourrait permettre une authentique négociation en y comprenant également tous les enjeux économiques et stratégiques des pays engagés.

Les prochaines semaines nous dirons quels ont été les choix du camp de la « démocratie » et les droits de l’Homme.

Benoît Muracciole

[1] http://lematin.ma/journal/2016/15-violations-du-cessez-le-feu-en-syrie/242644.html ,

[2] http://www.breitbart.com/national-security/2016/03/01/bombing-continues-despite-cease-fire-in-syria/ , http://www.hurriyetdailynews.com/turkey-denies-hitting-ypg-positions-in-northern-syria.aspx?pageID=238&nID=95801&NewsCatID=341

[3] Voir par exemple la question de l’utilisation du gaz sarin en août 2013 : https://www.documentcloud.org/documents/1006045-possible-implications-of-bad-intelligence.html . http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-la-responsabilite-du-regime-d-assad-dans-l-attaque-du-21-aout-ne-fait-aucun-doute_1283834.html , A ce propos également voir le documentaire avec l’ancien secrétaire d’Etat à la défense Robert S McNamara dans « Frog of War et particulièrement à partir de 1:04:50 : https://www.youtube.com/watch?v=-KSqnK_9WRA

[4] http://www.wsj.com/articles/SB10001424053111903591104576467631289250392

[5] Article 16 de la commission international des Nations Unies : https://armerdesarmer.wordpress.com/2014/07/30/de-la-responsabilite-des-etats-dans-le-soutien-aux-actes-illegaux-dautres-etats-suite/ et https://www.amnesty.org/en/latest/news/2015/12/syria-russias-shameful-failure-to-acknowledge-civilian-killings/ https://www.hrw.org/news/2016/02/08/russia/syria-daily-cluster-munition-attacks , https://www.hrw.org/news/2015/10/25/russia/syria-possibly-unlawful-russian-air-strikes ,

[6] http://orientxxi.info/magazine/les-calculs-de-la-russie-a-l-heure-du-cessez-le-feu-en-syrie,1221

[7] Ibid.

[8] Azadeh Khian à partir de la 27° minute : http://www.rfi.fr/emission/20160116-iran-arabie-saoudite-affrontement-crainte

[9] L’ Arabie Saoudite vient de suspendre l’aide de 4 milliards $ au Liban jugé « trop chiites », donc les armes pour l’armée libanaise que devaient livrer la France : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/02/19/97001-20160219FILWWW00193-riyad-interrompt-son-aide-militaire-au-liban.php

[10] http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/L-accueil-en-France-de-chretiens-et-yezidis-irakiens-n-est-pas-remis-en-cause-2015-09-22-1359605 , http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-sort-des-migrants-emeut-il-moins-que-celui-des-chretiens-d-orient_1712284.html , http://www.bbc.com/news/uk-34839477 , http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/islamic-state/11748943/UK-is-denying-refuge-to-Christians-fleeing-Isil-say-church-leaders.html , https://www.opendoorsusa.org/christian-persecution/stories/tag-blog-post/why-arent-more-christians-among-the-syrian-refugees-coming-to-the-united-states/ , http://www.foxnews.com/world/2015/08/12/yazidi-refugees-flee-isis-but-find-door-to-us-asylum-closed.html

[11] Voir : https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/01/06/sortir-des-logiques-de-violence-des-etats-au-moyen-orient/

[12] https://www.youtube.com/watch?v=clmy7hYOymY

[13] En France les décisions semblent influencées par de jeunes diplômés accros aux jeux de Nitendo, et ce nonobstant les alertes rouges envoyés par certains militaires.

[14] Rappelons encore ici l’article 6 qui interdit toute exportation qui viole les engagements internationaux des Etats et l’article 7 qui obligent ces mêmes Etats à considérer le risque prépondérant :

  1. i) Commettre une violation grave du droit international humanitaire ou à en faciliter la commission;
  2. ii) Commettre une violation grave du droit international des droits de l’homme ou à en faciliter la commission;

https://armerdesarmer.files.wordpress.com/2010/04/texte-final-tca-2-avril-13-1.pdf

[15] http://www.monde-diplomatique.fr/2003/04/LAURENS/10102

[16] https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_Heartland

[17] https://en.wikipedia.org/wiki/Rimland

[18] http://www.middleeasteye.net/columns/war-islamic-state-new-cold-war-fiction-1608242142