Les droits de l’Homme sont-ils, en France aussi, les victimes d’une communication de guerre ?

29 01 2015

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Cela n’a pas manqué, à peine quelques jours après les promesses du gouvernement socialiste de garder intacte les libertés individuelles, celui-ci se lance dans une « guerre » contre le terrorisme. Cette radicalisation sémantique, qui a montré pourtant son inanité aux États Unis[1], pourrait apparaître comme un vieil artifice pour ce gouvernement d’éviter les questions de fond que posent les attentats terroristes du début janvier. En effet, jusque dans l’histoire récente les guerres apportent toujours une respiration à tous les gouvernements en place, des États Unis de George W Bush au lendemain du 11 septembre à la Russie de Poutine après l’annexion de la Crimée, il n’y a pas de moyen plus efficace à très court terme de faire croire à l’instauration d’une unité sociale et nationale. Le moment est propice non seulement pour étouffer toute dissidence dans l’analyse des mesures que le gouvernement presse de prendre – tout parole risque au mieux l’accusation de naïf, au pire celle d’antipatriote ou même de complice du terrorisme – mais aussi pour renforcer un contrôle et une diminution strict des libertés publiques et privées. En cela, certains franchissent le même Rubicon que tous les dictateurs du monde entier et appellent à la mise en place d’un contrôle de nos faits et gestes par les objets comme une sorte de future prison «High Tec » pour « surveiller tout comportement suspect »[2]. Le discernement de ce qui est un comportement suspect et de ce qui ne l’est pas, au diable les droits fondamentaux, voilà également un beau programme qui portera sans doute quelques millions de personnes dans le commissariats, c’est la guerre !!! Comme ce gamin de 8 ans interrogé par un officier de police judiciaire à Nice et qui aurait fait « l’apologie du terrorisme »… A 8 ans il est en avance car même les États membres de l’ONU ne se sont toujours pas mis d’accord sur la définition même du terrorisme[3].

Cette rhétorique de guerre inadaptée, simpliste et inefficace[4] est considérée comme rassurante par ceux qui nous gouvernent. Même si le nombre de victimes dû aux attentats terroristes est presque infime comparé à celui des dernières guerres occidentales[5]. Pierre Conesa dans un rapport récent pour le compte de la Fondation d’aide aux victimes du terrorisme va plus loin. Il estime non seulement il ne s’agit pas d’une guerre, mais en plus la question de la lutte contre le recrutement pour des groupes fondamentalistes adoptant la technique des actes terroristes ne doit pas se faire sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur[6] où même de la Défense. Il parle de la cohérence d’une politique en France, mais aussi de la politique de la France à l’étranger[7]. Il insiste également sur les confusions répétées des officiels et des journalistes autour de l’Islam « un ciblage permettrait dans un premier temps de casser le sentiment de stigmatisation collectif des musulmans- souvent à fleur de peau- que des termes comme « Islamisme » ou « terrorisme islamiste » entretiennent »[8].

Ce n’est donc pas une guerre contre le terrorisme dont nos sociétés ont un besoin urgent, mais d’un véritable aggiornamento sur la mise en œuvre des droits de l’Homme, de tous les droits de l’Homme. Celui d’être traité avec respect quelque soit son origine sociale, culturelle ou ethnique, celui de pouvoir bénéficier d’une véritable éducation, celui d’avoir un travail, un toit, un minimum d’espérance[9]. S’il est bien sûr impossible de réduire la lutte contre les actes de terrorismes à ces questions, il serait irresponsable (criminel ? ) de ne pas les mettre en œuvre. Non pas de les dénoncer dans des communications pour le moins légères – le premier ministre redécouvre les inégalités en France susceptibles de création d’une violence armée – mais de donner les moyens de la mise en place de cette lutte et d’y engager tous les français et résidents en France avec les ressources nécessaires. Et la question n’est pas financière – au niveau de l’UE les centaines de milliards donnés aux banques ; en France les 40 milliards donnés aux entreprises ; les plus de 100 milliards € de fraude (fiscales, URSSAF, sécurité sociale…) estimée en France sont là pour le prouver[10] – mais bien politique.

Nous avons besoin d’une véritable rupture dans les actes face aux discours d’exclusions[11] et à la politique du grave renforcement des inégalités engagée depuis 20 ans. 20 ans cela représente une génération qui se construit dans le vivre ensemble ou se déconstruit dans la violence des armes[12].

 

Nous avons besoin d’un soulèvement populaire des consciences pour arrêter le flux dangereux des projets divers et inutiles qui se préparent aujourd’hui sans aucune consultation des citoyens. Les législateurs et le gouvernement sont dans leur fébrilité, les nouveaux affidés du docteur Folamour. Un amendement glissé subrepticement dans un projet de loi Macron sur l’économie rendrait impossible tout travail d’investigation des journalistes sur les entreprises[13].

Un autre projet sur « la propagation et l’apologie d’idéologies extrémistes que constituent la provocation aux actes de terrorisme et l’apologie de ces actes[14] » – qui a fait réagir quelques parlementaires au delà des groupes[15] – est examiné à l’Assemblée Nationale en procédure d’urgence. Laure de la Raudière, députée de l’opposition, a courageusement relevée les dangers et l’incurie de ce projet présenté dans l’urgence :

« Je constate malheureusement plusieurs choses récurrentes. Les dispositions relatives au filtrage administratif du Net, prévues à l’article 9, relèvent au mieux d’une méconnaissance du fonctionnement des réseaux, et donc de l’amateurisme, au pire d’une atteinte volontaire aux libertés individuelles des internautes par l’absence préalable de saisine du juge judiciaire. »

« Monsieur le ministre, vous ne trouverez pas un seul expert en cybersécurité pour défendre votre mesure de blocage des sites internet. Telle est la réalité ! En effet, le diagnostic sur les techniques de blocage et de filtrage fait l’objet d’un consensus : ces techniques sont totalement inefficaces, et vous le savez. »

Nous avons bien besoin de ce peuple qui était dans la rue il y a quelques semaines pour rendre nos parlementaires un peu plus responsables, garants de notre Constitution.

«La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple[16]. ».

Benoît Muracciole

[1] Depuis le début de cette guerre au terrorisme celui ci « fleuri » allégrement, même dans les lieux où il n’existait pas, et les groupes, adeptes de ces actes terroristes, recrutent avec de plus en plus d’efficacité.

[2] La BCE et le terrorisme ; Jacques Attali le 19 janvier 2015 : http://blogs.lexpress.fr/attali/2015/01/19/la-bce-et-le-terrorisme/

[3] http://www.les-crises.fr/ahmed-8-ans-convoque-pour-apologie-du-terrorisme/ et http://www.les-crises.fr/delation-quand-lecole-trouve-insupportable-que-les-eleves-posent-des-questions-et-en-denonce-40-a-la-police-pour-leurs-propos/

[4] Ceux qui ont fait la guerre ou ceux qui l’ont étudié un tant soit peu vous le diront ce n’est pas la guerre. Les interventions françaises à l’extérieur c’est la guerre, les interventions d’Israël à Gaza c’est aussi la guerre… Voir aussi les bons classiques : Sun Zi « L’Art de la guerre » ; Carl von Clausewitz « De la guerre ». http://www.les-crises.fr/le-terrorisme-ne-se-combat-pas-par-la-guerre-par-pierre-conesa/

[5] Afghanistan, Irak, Lybie, République Démocratique du Congo, Somalie, Soudan, Syrie… cela se chiffre en millions de morts.

[6] « Quelle politique de contre-radicalisation en France ? » ; Pierre Conesa ; décembre 2014 :

http://www.favt.fr/uploads/ckfinder/files/Actualit%C3%A9s/Rapport%20FAVT%20D%C3%A9cembre%202014-12-14%20DEF.pdf

[7] Avec une politique des exportations d’armes qui seraient rigoureuse et respectueuse du traité sur le commerce des armes qui vient d’entrée en vigueur et dont la France est partie. Voir : https://armerdesarmer.wordpress.com/2014/09/17/i-les-exportations-darmes-de-la-france-respecte-t-elle-ses-obligations-internationales/ et https://armerdesarmer.wordpress.com/2014/08/20/doit-on-suspendre-les-transferts-darmes-aupres-dun-gouvernement-responsable-de-crimes-contre-lhumanite/

[8] « Quelle politique de contre-radicalisation en France ? » ; Pierre Conesa ; décembre 2014 :

http://www.favt.fr/uploads/ckfinder/files/Actualit%C3%A9s/Rapport%20FAVT%20D%C3%A9cembre%202014-12-14%20DEF.pdf

[9] CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L’UNION EUROPÉENNE

Article 14

Droit à l’éducation

  1. Toute personne a droit à l’éducation, ainsi qu’à l’accès à la formation professionnelle et continue.
  2. Ce droit comporte la faculté de suivre gratuitement l’enseignement obligatoire.
  3. La liberté de créer des établissements d’enseignement dans le respect des principes démocratiques, ainsi que le droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques, sont respectés selon les lois nationales qui en régissent l’exercice.

Article 15

Liberté professionnelle et droit de travailler

  1. Toute personne a le droit de travailler et d’exercer une profession librement choisie ou acceptée.
  2. Tout citoyen de l’Union a la liberté de chercher un emploi, de travailler, de s’établir ou de fournir des services dans tout État membre.
  3. Les ressortissants des pays tiers qui sont autorisés à travailler sur le territoire des États membres ont droit à des conditions de travail équivalentes à celles dont bénéficient les citoyens de l’Union.

Article 20

Égalité en droit

Toutes les personnes sont égales en droit.

Article 21

Non-discrimination

Est interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle.

Article 34

Sécurité sociale et aide sociale

L’Union reconnaît et respecte le droit d’accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux assurant une protection dans des cas tels que la maternité, la maladie, les accidents du travail, la dépendance ou la vieillesse, ainsi qu’en cas de perte d’emploi, selon les règles établies par le droit de l’Union et les législations et pratiques nationales.

  1. Toute personne qui réside et se déplace légalement à l’intérieur de l’Union a droit aux prestations de sécurité sociale et aux avantages sociaux, conformément au droit de l’Union et aux législations et pratiques nationales. 3. Afin de lutter contre l’exclusion sociale et la pauvreté, l’Union reconnaît et respecte le droit à une aide sociale et à une aide au logement destinées à assurer une existence digne à tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes, selon les règles établies par le droit de l’Union et les législations et pratiques nationales.

Article 35

Protection de la santé

Toute personne a le droit d’accéder à la prévention en matière de santé et de bénéficier de soins médicaux dans les conditions établies par les législations et pratiques nationales. Un niveau élevé de protection de la santé humaine est assuré dans la définition et la mise en oeuvre de toutes les politiques et actions de l’Union.

Article 36

Accès aux services d’intérêt économique général

L’Union reconnaît et respecte l’accès aux services d’intérêt économique général tel qu’il est prévu par les législations et pratiques nationales, conformément aux traités, afin de promouvoir la cohésion sociale et territoriale de l’Union.

[10] http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-fraude-fiscale-en-france-coute-60-a-80-milliards-d-euros-a-l-etat_1369872.html ; http://www.franceinfo.fr/actu/economie/article/la-cour-des-comptes-inquiete-pour-la-secu-569663

[11] Nicolas Sarkozy discours de Grenoble, Manuel Valls : http://www.dailymotion.com/video/xf0ih7_nicolas-sarkozy-discours-de-grenobl_news et http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/09/25/roms-la-vocation-de-manuel-valls_3484429_3232.html

[12] Il y a 20 ans, quels âges avaient Mohamed Merah et Mehdi Nemmouche ? Les frères Kouachi et Amedy Coulibaly ? Tout ceux qui sont partis où veulent partir pour faire la guerre contre les « infidèles » ?

[13] Voir la pétition : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280115/secret-des-affaires-informer-n-est-pas-un-delit

[14] Exposé des motifs :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do;jsessionid=D23C9991DE787CD8EF8791B8F5CD52C1.tpdjo16v_2?idDocument=JORFDOLE000025673076&type=expose&typeLoi=&legislature=

[15] http://www.les-crises.fr/delit-apologie-du-terrorisme/ . Voir la pétition : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280115/secret-des-affaires-informer-n-est-pas-un-delit . Pour les contrevenants à ce projet d’amendement, un maximum de trois ans de prison et 375 000 euros d’amende. La peine pourrait monter à sept ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende en cas d’atteinte « à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France ».

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/28/secret-des-affaires-informer-n-est-pas-un-delit_4564787_3224.html

[16] Extrait de l’article 2 de notre Constitution.

 

 

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Quelles réponses peut avoir une société digne face à la terreur ?

12 01 2015

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Les attentats de cette semaine, qui ont couté la vie à une grande partie de la rédaction de Charlie Hebdo, me laisse un goût de tristesse et de révolte qui ne se dissipe pas. Cabu a été pour moi, il y a presque 40 ans maintenant, un guide dans ma prise de conscience de la société qui  offrait déjà encore plus aux riches. Une société qui depuis a accéléré  l’envoie des pauvres un peu plus loin dans une périphérie de nulle part ; une société qui isole un peu plus les sans grades, les ceux qui comprennent rien, les pas français depuis assez longtemps, les ceux qui n’avaient déjà pas vocation à s’intégrer…

Mercredi dernier, des fous furieux ont tué ceux qui empoignaient la liberté de parole, de penser, d’insolence, ceux qui dessinaient les injustices insupportables, ceux qui défendaient  les droits de l’Homme, tous les droits de l’Homme[1] ! Ceux là en ont pris de drôles de coups de kalachnikov !!!

Il est trop tôt pour une analyse en profondeur des causes de cette irruption de terreur et de violence armée dans notre espace presque intime – que connaissent pourtant au quotidien des millions de civils sur les continents américain, africain ou asiatique – mais il y a plusieurs questions à se poser :

Comment les évolutions en cours dans notre société, dans les  sociétés peuvent ils amener à ces types de comportements ? 

 

Est ce une absence de politique extérieure de la France qui ne semble penser qu’en réaction et uniquement par la guerre[2] ? Avec un alignement aveugle sur une politique extérieure étasunienne notamment responsable d’exécutions arbitraires et extra judiciaires, particulièrement en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen.

Est ce aussi parce que dans ce contexte dans lequel nous nous sommes plongés, nous offrons un nouvel espace d’expression des rivalités à l’intérieur des différents courants sectaires pseudo religieux ?

Est ce parce que nos gouvernements ont ignoré avec arrogance que les droits de l’Homme – dont les droits économiques sociaux et culturels ; les droits civils et politiques[3] – étaient indivisibles et que nous étions tenus de les respecter tous et pour tous quel que soit le continent ?

Est ce parce qu’au nom d’un libéralisme de plus en plus débridé la violence sociale s’aggrave avec des politiques qui vont même jusqu’à criminaliser la pauvreté[4] ?

Est ce aussi parce que nos prisons indignes sont des lieux de déshumanisation et de destruction, donc de recrutement pour les plus faibles[5] ?

Et enfin deux questions qui interrogent le dispositif de lutte contre le trafic d’armes et les moyens de la sécurité du territoire

Quel est l’état du trafic d’armes légères et de petits calibres en France[6] et quels sont les moyens mis en œuvre pour « Prévenir et éliminer le commerce illicite d’armes classiques et empêcher le détournement de ces armes » comme inscrit dans l’objet de l’article 1° du traité sur le commerce des armes[7] ?

Y-a-t-il eu une négligence des services de sécurité français dans la surveillance des personnes, pourtant fichées, responsables de ces attentats[8] ?

Voilà un long et patient travail autour duquel notre société devrait se réunir afin de ne pas donner raison à la barbarie en inventant de fausses raisons pour nous priver de nos droits fondamentaux – comme malheureusement notre gouvernement et notre Parlement ont commencé à le faire avec cette loi liberticide du 13 novembre 2014[9] – et en réduisant notre espace de liberté.

Même si nous n’en sommes pas encore là en France,  il y a notamment un rapport qui nous vient du Senate Select Committee on Intelligence[10] qui pourrait nous aider dans cette réflexion dans la lutte contre les actes terroristes, il ne faut désespérer de rien ni de personne, et qui passe au crible les déclarations des responsables des services de renseignements étasuniens sur l’utilisation de la torture. Même si les auteurs éprouvent quelques difficultés à employer le mot de torture – ils utilisent pudiquement le terme de « the CIA’s Enhanced interrogation techniques » – leurs conclusions montrent que la soi-disant efficacité de ces techniques d’interrogations défendues par la CIA devant le Senat en mars 2005 était un mensonge[11].

C’est une réponse sans équivoque à ceux qui ont justifié la torture contre les « terroristes»[12]  ; et bien sûr elle irradie la réflexion sur ceux qui pensent qu’il n’est pas utile de respecter les droits de l’Homme contre ceux qui ne les respectaient pas. Il serait temps d’écouter les défenseurs des droits, les lanceurs d’alertes qui depuis toujours,aux risques de leur propre liberté, répètent le danger de devenir les mêmes que ceux que l’on combat lorsque l’on utilise les moyens du fascisme[13].

Maintenant c’est à la société civile « d’aider » les gouvernements – qui trouvent toujours quelques difficultés à  mettre en œuvre un droit international qui pourrait, dans leurs visions immédiates, desservir leurs intérêts – à ne pas franchir les lignes du droit, à poursuivre les auteurs de graves violations des droits de la personne, de crime de guerre ou de crimes contre l’humanité ( que constitue la torture) . Il en est de leur devoir comme l’inscrit la Charte des Nations Unies ainsi que l’Article 20 des droits civils et politiques :

  1. Toute propagande en faveur de la guerre est interdite par la loi.
  2. Tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence est interdit par la loi.

 

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots Martin Luther King

Benoît Muracciole

[1] Dont Ahmed Merabet policier du commissariat du XI° arrondissement et Franck Brinsolaro policiers chargés de la protection de Charb, le rédacteur en chef, ainsi que la policière municipale à Montrouge Clarissa Jean-Philippe, et les 4 otages du supermarché de la Porte de Vincennes.

[2] http://www.les-crises.fr/irak-villepin-denonce-une-guerre-absurde-et-dangereuse/ et https://armerdesarmer.wordpress.com/2014/02/27/la-politique-des-etats-observee-en-lirak-semble-induire-celle-de-la-syrie-mais-pour-quels-benefices/

[3] A lire et à relire sans modération : la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 : http://www.un.org/fr/documents/udhr/  ; le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 : http://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/CCPR.aspx ; et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1996 : http://www.un.org/french/millenaire/law/3.htm les deux sont entrés en vigueur en 1976.

[4] http://www.alternatives-economiques.fr/pauvrete–assez-de-criminalisation_fr_art_1172_61125.html

[5] Les conditions de détention en France 2011 http://www.oip.org/index.php/publications-et-ressources/rapports et http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/080115/khosrokhavar-la-radicalisation-islamiste-se-fait-desormais-en-catimini?onglet=full et Article 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques

  1. Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine.

2.

  1. a) Les prévenus sont, sauf dans des circonstances exceptionnelles, séparés des condamnés et sont soumis à un régime distinct, approprié à leur condition de personnes non condamnées;
  2. b) Les jeunes prévenus sont séparés des adultes et il est décidé de leur cas aussi rapidement que possible.
  3. Le régime pénitentiaire comporte un traitement des condamnés dont le but essentiel est leur amendement et leur reclassement social. Les jeunes délinquants sont séparés des adultes et soumis à un régime approprié à leur âge et à leur statut légal.

 

[6] En 2012 le commerce des armes de petits calibres était estimé à environ 8,5 milliards $ avec une croissance d’environ 8 millions de $ / an. Aujourd’hui le nombre d’armes légères et de petits calibres dans le monde est estimé à plus de 700 millions, soit plus d’une pour 10 habitants. Plus des 2/3 de ces armes sont détenus par des civils ou des groupes armés non étatiques.

[7] Traité sur le commerce des armes adopté le 2 avril 2013 et entrée en vigueur le 24 décembre 2014. La France a été dans les premiers pays à déposer les outils de ratification le 2 avril 2014 : https://armerdesarmer.wordpress.com/documents-onu/

[8] Si l’on en croit l’article de Médiapart, les renseignements détenaient suffisamment d’éléments pour garder ces individus sous surveillance sans avoir beoin de nouvelles lois : http://www.mediapart.fr/journal/france/090115/les-questions-auxquelles-l-executif-va-devoir-repondre?onglet=full

[9] Loi n° 2014-1353 du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme publiée au Journal Officiel du 14 novembre 2014 [sur le site Légifrance] voir : https://presumes-terroristes.fr/ et http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6073.age-du-numerique–table-ronde-sur-les-libertes-et-les-activites-de-renseignement–m-jean-marc-man-13-novembre-2014   http://www.mediapart.fr/journal/france/041114/terrorisme-le-parlement-adopte-une-loi-dexception-pour-internet

[10] Committee Study of the Central Intelligence Agency ‘s Detention and Interrogation Program http://www.intelligence.senate.gov/study2014/findings-and-conclusions.pdf

[11] Ibid. Page 19

[12] Il n’existe à ce jour aucun texte international sur lequel les États se sont mis d’accord sur cette dénomination.

[13] Il n’y a pas de justification à la restriction des droits de la personne et comme le disait Benjamin Franklin : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux ». Voir aussi Zero Dark Thirty ou Zero mensonge ? : https://armerdesarmer.wordpress.com/2013/02/07/zero-dark-thirty-ou-zero-mensonge/ et avec tous les lanceurs d’alertes de Bradley Manning à Edward Snowden qui ont dit non depuis les années 2000 et qui sont parfois encore poursuivis par leurs propres gouvernements  : Karen Kwiatkowski, Stefan P. Kruszewski, Guy Pearse, Marsha Coleman-Adebayo, Joseph Nacchio, Pascal Diethelm, Jean-Charles Rielle , Jesselyn Radack, Kathryn Bolkovac, Cynthia Cooper, Sherron Watkins, Coleen Rowley, William Binney, J. Kirke Wiebe, Edward Loomis, Marta Andreasen, Glenn Walp, Steven L. DoranJeffrey, Sibel Edmonds, Courtland Kelley, Diane Urquhart,    Katharine Gun, Robert MacLean, Joseph Wilson, Richard Convertino, Satyendra Dubey, Joe Darby,                  Hans-Peter Martin, Craig Murray, Gerald W. Brown, David Graham, Samuel Provance, Peter Rost, Richard Levernier, Toni Hoffman, Russ Tice, Maria do Rosàrio Veiga, Thomas Andrews Drake, Bunnatine « Bunny » H. Greenhouse,                   Brad Birkenfeld, Thomas Tamm, Shawn Carpenter, Rick S. Piltz, Shanmughan Manjunath, Paul Moore, Gary J. Aguirre, Walter DeNino, Marco Pautasso, Mark Klein, Cate Jenkins, Michael G. Winston, Richard M. Bowen III, Adam B. Resnick, Justin Hopson,   John Kiriakou, Anat Kamm, Rudolf Elmer, Robert J. McCarthy, Hervé Falciani, Wendell Potter, Cathy Harris, Ramin Pourandarjani, John Kopchinski, im Wetta, Joseph Faltaous, Steven Woodward, Jaydeen Vincente, Robert Rudolph, Hector Rosado, Robert Evan Dawitt, William Lofing, Bradly Lutz, Alexander Barankov, Linda Almonte, Cheryl D. Eckard, Jim Wetta, Samy Kamkar, Michael Woodford, M. N. Vijayakumar, Blake Percival, Everett Stern, Ted Siska, Vijay Pandhare,     Joshua Wilson, Carmen Segarra, David P. Weber, Laurence do Rego, John Tye, J. Kirk McGill… http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_whistleblowers