Semaine mondiale d’action Contre la violence armée

18 06 2017

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©ASER

Dans le cadre de  la semaine mondiale d’action  du RAIAL, des membres d’ASER ont posé  dans le village de Muracciole pour une photo  en solidarité avec toutes les victimes de la violence armée.

ASER demande une mise en œuvre rigoureuse du traité sur le commerce des armes qui engage les  Etats parties, dont la France, à ne pas exporter d’armes lorsque celles ci  pourraient être utilisées ou pourraient faciliter une grave violation des droits de l’Homme, dont les droits économiques sociaux et culturels.





France : des exportations de matériels de sécurité et de police hors contrôle ?

12 04 2017

 

ASER_HD

 

Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER) lance le rapport : « Les ventes de matériels de sécurité et de police hors Union européenne » et souligne « les lacunes et les complexités du contrôle français des exportations d’armes classiques ».

ASER est une ONG qui réunit des experts dans le domaine des droits de l’Homme, des transferts d’armes classiques et du recours à la force et l’usage des armes à feu par les services de police.

Le rapport détaille comment le contrôle de certaines entreprises engagées dans ce « marché », qui représente 6 milliards d’euros par an dont 55% à l’export, est largement insuffisant. Pourtant le traité sur le commerce des armes et le règlement de l’Union européenne « sur les matériels susceptibles d’être utilisés en vue d’infliger la peine capitale, la torture, ou d’autres peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants » obligent à un contrôle rigoureux.

 

ASER recommande au gouvernement français notamment de :

 

  • Mettre le contrôle des exportations des matériels de guerre, de sécurité et de police ainsi que les matériels à double usage sous la responsabilité d’un organisme unique ;

 

  • Nommer deux députés et deux sénateurs au sein de cet organisme, avec statut de membre observateur ;

 

  • Dans le rapport annuel au Parlement, énumérer les autorisations délivrées et refusées ainsi que le détail des matériels livrés ;

 

 

 

 

 

ASER est membre du Réseau d’Action International sur les Armes Légères (RAIAL). ASER est accréditée aux Nations Unies.

Pour demandes d’interview ou participation à une émission sur la question des armes : Benoît Muracciole : +336 84 10 62 18





Quel héritage d’Obama laisse-t-il en matière d’usage de la force, de transferts d’armes et de respect des droits de l’Homme ?

23 01 2017

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Tout d’abord il nous apparaît logique de commencer, après l’investiture de Donald Trump, par les Etats Unis. Quel est l’héritage de l’administration Obama en matière d’exportations d’armes, d’usage de la force et du respect des droits de l’homme ?

Un premier bilan des exportations d’armes étasuniennes au Moyen-Orient[1], qui constituent l’immense majorité de ces transferts est nécessaire. Si l’on s’en réfère au rapport du CRS, les ventes d’armes en direction de cette région ont proprement explosé. Entre Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, l’Irak, Israël, le Qatar, les groupes armés takfiristes (al Qaeda[2], Daesh et autres), il ne semble pas y avoir eu de frein à la politique d’exportation d’armes de l’administration Obama. En ce qui concerne l’Arabie Saoudite, il s’agit de plus de 119 milliards $ d’exportations d’armes entre 2009 et 2016[3]. Malgré le soutien du royaume d’Arabie Saoudite au régime Bahreïni responsable de graves violations des droits de l’Homme. Malgré le soutien du royaume d’Arabie Saoudite aux groupes takfiristes en Irak et Syrie[4]. Malgré les graves violations des droits de l’Homme, les crimes de guerre et possibles crimes contre l’humanité dont est responsable la coalition menée par ce même pays dans sa guerre au Yémen avec aujourd’hui plus de 10 000 morts civils[5]. Même si les États Unis n’ont fait que signer le traité sur le commerce des armes, il est vrai du temps de l’administration d’Obama, ils sont engagés au moins sur les objectifs.

 

Usage de la force

Dans sa déclaration lors de la réception du prix Nobel de la paix, Barak Obama avait présenté sa doctrine dans l’usage de la force:

  • Mise au point de normes pour l’encadrer
  • Normes que je me réserve le droit de ne pas respecter[6].

Les exécutions extrajudiciaires sommaires ou arbitraires[7] par drones, en dehors des frontières des Etats Unis, en sont un terrible exemple. Elles ont significativement augmenté sous sa présidence. Entre l’Afghanistan, la Libye, la Somalie, le Yémen plus de 2000 personnes, combattantes et civiles, ont été assassinées[8]. Pour le Yémen le nombre de civils abattus, 2001-2011, s’établissait au minimum entre 52 et 108 pour les attaques de drones[9]. Pour les seules années 2012-2013 le chiffre a « fait un bon » de plus de 300%[10] : au minimum entre 255 et 333 civils assassinés.

Était-ce cela dont parlait Barack Obama à la réception de son prix Nobel en 2009 quand il assurait qu’il fallait : « penser une nouvelle voie pour les notions de guerre juste et sur les impératifs de paix juste[11] » ?

S’agissait-il des voies du ciel qui ont fait plusieurs centaines de victimes civiles ? Sans nul doute l’influence de l’ancien directeur « of the National Counterterrorism Center » et du partant directeur de la CIA John Brennan y est pour beaucoup. Mais c’est bien le chef des armés qui a pris la décision d’enfreindre ce droit international même si celui-ci est contesté par les Etats-Unis[12].

Mais comme le rapport des Nations Unies le rappelle, les exécutions extrajudiciaires sommaire ou arbitraires concernent également l’usage de la force à l’intérieur des frontières étasuniennes, notamment dans les prisons sous contrôle des militaires[13].

Et puis il y a toujours ce nombre de personnes noires harcelées, voir parfois assassinées par la police étasunienne dans un usage excessif et disproportionné de la force et des armes à feu[14]. Il était encore d’au moins 85 personnes en 2016, 93 en 2015. Dans l’immense majorité des cas, les responsables ont été acquittés[15]. Quand aux incarcérations, on observe une augmentation continue depuis 2008, pour arriver à un total de plus de 2 millions de personnes en 2016 [16] Encore une fois je laisserais le dernier mot à Barak Obama qui dans un entretien avec David Simmons (auteur de la série the Wire)  : Le défi, que vous décrivez à votre série, est que des gens qui entrent en prison à grands frais de l’état, y sont formés pour devenir les criminels plus endurcis, et qu’à leur sortie, ils sont absolument incapables de travailler et finissent dans ces mêmes prisons[17].

 

Guantanamo et sa promesse non tenue de fermer cette prison qui n’a pas de base juridique[18].

 

Enfin pour clore momentanément ce bilan, il convient aussi de parler de la protection des libertés individuelles. Pour rappel, des générations ont été éduquées dans l’impératif de lutter contre l’union soviétique précisément par ce qu’elle privait les citoyens de ces mêmes libertés. Or depuis les informations sur le programme échelon – qui ne concernait pas la présidence de Barak Obama mais celle de Bill Clinton –, puis les révélations d’Edward Snowden, nous savons que « le président du monde libre » a fait encore mieux que les soviétiques, puisqu’il a donné les autorisations et les moyens financiers aux agences de renseignement étasuniennes, avec les technologies du XXIe siècle, l’autorisation de surveiller chaque individu. Même s’il faut saluer la libération prochaine de Chelsea Manning, Edward Snowden et de trop nombreux lanceurs d’alertes restent en prison ou sous la menace d’y être envoyés[19].

« La promotion des droits de l’Homme ne peut relever de la seule exhortation[20] » cruel oracle portée par un prix Nobel sur son futur bilan de président. Peut être avait-il omis sciemment d’user ces mots simples que vivent au quotidien des millions de personnes vivant sous la menace directes et indirectes de la violence des armes : les mots engagement, courage et résistance ?

Benoit Muracciole

 

[1] But it is also incumbent upon all of us to insist that nations like Iran and North Korea do not game the system. Those who claim to respect international law cannot avert their eyes when those laws are flouted. Those who care for their own security cannot ignore the danger of an arms race in the Middle East or East Asia.

[2] « Negotiations cannot convince al Qaeda’s leaders to lay down their arms » https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2009/obama-lecture_en.html

[3] Selon : Security Assistance Monitor : http://securityassistance.org/fact_sheet/us-arms-transfers-saudi-arabia-and-war-yemen

[4] https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/03/25/la-communaute-internationale-se-nourrit-elle-des-conflits-au-moyen-orient-partie-i/ ; https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/01/06/sortir-des-logiques-de-violence-des-etats-au-moyen-orient/

[5] http://www.itele.fr/live/yemen-le-gouvernement-passe-a-loffensive-pour-reprendre-les-zones-longeant-la-mer-rouge-172 , http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/20161220_HPF_Dashboard_Final.pdf et https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/08/21/les-exportations-darmes-des-pays-parties-au-traite-sur-le-commerce-des-armes-tca-a-lepreuve-des-pairs-lors-de-la-deuxieme-conference-des-etats/

[6] To begin with, I believe that all nations – strong and weak alike – must adhere to standards that govern the use of force. I – like any head of state – reserve the right to act unilaterally if necessary to defend my nation. Nevertheless, I am convinced that adhering to standards, international standards, strengthens those who do, and isolates and weakens those who don’t : https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2009/obama-lecture_en.html

[7] http://www.ohchr.org/FR/Issues/Executions/Pages/Overview.aspx

[8] https://www.thebureauinvestigates.com/2016/07/01/obama-drone-casualty-numbers-fraction-recorded-bureau/

[9] https://www.thebureauinvestigates.com/2012/03/29/yemen-reported-us-covert-actions-since-2001/

[10] Pour l’estimation basse du nombre de tués.

[11] « And it will require us to think in new ways about the notions of just war and the imperatives of a just peace. ». Idem.

[12] « Le Gouvernement (US) a refusé d’indiquer quels étaient les fondements juridiques des assassinats ciblés commis sur le territoire d’autres États au moyen de drones ou de donner quelque précision que ce soit sur les garde-fous mis en place pour réduire les pertes civiles collatérales et pour garantir que le Gouvernement cible la bonne personne. » page 3 et 4 Rapport du Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, M. Philip Alston ; A/HRC/11/2/Add.5 28 mai 2009 : https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G09/135/58/PDF/G0913558.pdf?OpenElement

[13] « In relation to deaths in military custody, operational difficulties cannot be used to justify a failure to compile statistics. Making the numbers and causes of such deaths public is part of the United States’ obligation to exercise diligence, to prevent deaths of prisoners in its custody, and to investigate and prosecute any illegal conduct » ; Page 23, para 45. Idem.

[14] Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois http://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/UseOfForceAndFirearms.aspx

[15] https://www.theguardian.com/us-news/ng-interactive/2015/jun/01/the-counted-police-killings-us-database

[16] Mass Incarceration: The Whole Pie 2016 : https://www.prisonpolicy.org/reports/pie2016.html

[17] « And the challenge, which you depict in your show, is folks go in at great expense to the state, many times trained to become more hardened criminals while in prison, come out and are basically unemployable and end up looping back in » : https://medium.com/@ObamaWhiteHouse/president-obama-interviews-the-creator-of-the-wire-david-simon-40fb7bd29b18#.z39m49r6j

[18] https://www.amnesty.ch/fr/themes/torture/guantanamo

[19] https://armerdesarmer.wordpress.com/?s=Droits+de+l%E2%80%99Homme+et+usage+des+mat%C3%A9riels+de+surveillance+%C3%A9lectronique

[20] « The promotion of human rights cannot be about exhortation alone » : https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2009/obama-lecture_en.html

 





Droits de l’Homme, Paix et Sécurité au Moyen Orient, la valse continue.

29 12 2016

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Malgré les nombreuses informations révélant les grandes quantités d’armes livrées aux antagonistes du conflit syrien[1], tous les pays engagés dans le conflit continuent leurs livraisons. C’est à ce prix que la guerre peut perdurer, aidée en cela par les principaux médias qui tentent – dans une description caricaturale des situations– de mobiliser comme au bon vieux temps du rideau de fer, contre le nouvel axe du mal[2].

Comme toujours il faut choisir son camp. Il y a peu d’espace à l’analyse et à la retenue dans le temps long. Le récit proposé par l’occident, une guerre de religion cette fois, est repris sans arrêt par des « autos-proclamés spécialistes de l’islam ». Nous fonctionnons encore avec des boites de pensées classiques datant du XIX° siècle qu’il s’agit d’ajuster aux nouvelles conditions et non l’inverse. Dans ce vacarme savamment entretenu, il n’est plus possible de discerner. Qui sont les Takfiristes[3], les groupes affiliés à Al Qaeda et ceux dont l’idéologie s’y rapporte ? Où se trouvent les bons, les méchants, la bonne et la mauvaise foi ?

En cela le télégramme diplomatique d’un obscur chargé d’affaire William Roebuck[4] révélé par wikileaks, est une petite merveille[5]. Il décline comment dés 2005, les Etats Unis ont imaginé le « Regime Change » en Syrie, en exacerbant une tension inexistante celle entre sunnites et chiites. Il n’y a pas ici de « complot », simplement des hypothèses et propositions pour avancer une diplomatie étasunienne qui s’inscrit dans une puissance unique et que Zbigniew Brzezinski décrivait comme :

« Ce n’est pas l’accès au pétrole en soit qui compte. On le fera sur le marché global. Cela en fera partie. C’est à propos du contrôle. C’est à propos du contrôle des termes des contrats. A propos du contrôle des quantités qui sont pompées dans des moments différents. C’est à propos du contrôle des prix. C’est à propos du contrôle de cette énergie cruciale. »[6].

L’école « brzezinskienne » des néoconservateurs, qu’ils soient étasuniens, français ou britanniques[7], n’a fait, avec plus ou moins de finesse, qu’appliquer cette vision « McKinderienne » du monde. Où les puissances doivent elles se concentrer pour le contrôler [8] ?

Mais objecterez vous : N’y a-t-il pas quand même une raison morale à condamner les graves violations des droits de la personne, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par les forces gouvernementales syriennes, russes, iraniennes et du Hezbollah ? Comme si ces crimes n’étaient le résultat de l’action que d’une partie engagée dans la guerre ? Comme si l’atrophie de notre pensée nous empêchait de poser la question dans les mêmes termes à propos des actions des groupes armés opposants ?

En effet, qu’elle différence morale entre cet enfant d’Alep tué par l’éclatement d’une bombe russe lancée par un des alliés du régime syrien, et cet autre enfant emporté par une roquette livrée aux groupes liés à Al Qaeda par la coalition occidentale ? Car dans la description de la bataille d’Alep rarement les médias occidentaux se sont attachés avec une telle application à ne donner qu’une version policée de ce drame. Pourquoi « Alep est-elle finalement tombée ? » titrait un article du monde[9].

Les méchants ont écrasé la résistance du bon peuple syrien dans le dernier quartier « libéré » d’Alep. L’histoire pour une fois aurait été simple si les documents ou autres témoignages ne venaient pas à contredire ce conte de fin d’année[10]. L’effet « Rashômon », plus de 60 ans après la sortie du film de Kurosawa, nous rappelle qu’un léger changement dans l’angle du récit peut nous faire comprendre l’inverse de ce que nous venons de croire, parfois avec force.

Non Alep Est n’était pas libérée. La vérité simpliste n’existe pas dans la complexité de l’histoire. La résistance était multiple. Une partie des rebelles présents bombardaient eux aussi les zones civiles des autres quartiers d’Alep, et cette fois avec des armes fournies ou payées par les occidentaux. Les civils qui n’ont pu fuir en ont été empêchés aussi par des groupes d’opposants proches ou membres d’Al Qaeda. Le voile sur cette histoire d’Alep se lèvera avec le temps.

Mais il faut dés maintenant interroger les pays engagés dans cette profusion de graves violations des droits de l’Homme, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité : L’Iran, le Hezbollah, la Russie, le régime syrien et les groupes armés opposants pour l’usage des armes. Mais aussi les pays occidentaux – Allemagne, Etats Unis, France et Grande Bretagne en tête – dans leurs décisions de livrer des armes.

En mars 2016 les britanniques envoyaient des munitions et des mitrailleuses lourdes aux Peshmergas[11]. En juin c’est au tour des français. Nous apprenions par le consulat d’Erbil que la France avait livré du matériel de guerre, dont des munitions de différents calibres, à ces mêmes Peshmergas[12]. Pourtant les Allemands avaient fait en 2014 la douloureuse expérience de voir qu’ils étaient incapables de tracer les armes données (12 000 fusils G3, 8 000 fusils G36, and 8 000 pistolets P1) aux Peshmergas, une partie se retrouvant sur des marchés proches d’Erbil[13].

Mais des membres associés de l’Union européennes ne sont pas en reste non plus, car comme le révèle un rapport du Corruption and Organized Crime» (OCCRP) et du Balkan Network for Investigative Journalism (BIRN). Ce sont en effet des tonnes d’armes légères et de petits calibres (pour plus de 1,2 milliard $ dont sont inclues des munitions), qui ont été livrées à au moins 4 pays de la région, soutiens principaux des groupes opposants au régime de Bachard al Assad. Ces livraisons d’armes furent opérées sous le contrôle de l’administration d’Obama[14].

Pourtant ces pays, parties ou signataires du traité sur le commerce des armes, sont tenus de s’assurer – article 7 du traité – qu’elles ne seront pas utilisées, ou qu’elles ne participeront pas à une grave violation des droits de l’Homme…

Benoît Muracciole

 

 

 

[1] Voir : https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/03/25/la-communaute-internationale-se-nourrit-elle-des-conflits-au-moyen-orient-partie-i/ ; https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/04/06/la-communaute-internationale-se-nourrit-elle-des-conflits-au-moyen-orient-partie-ii/ ; https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/04/19/la-communaute-internationale-se-nourrit-elle-des-conflits-au-moyen-orient-partie-iii/

[2] https://www.les-crises.fr/quand-pour-calvi-retablir-les-faits-sur-alep-ce-serait-risquer-le-revisionnisme/

[3] Qui se font appelé DAESH

[4] Pas si obscure que cela puisqu’il a été nommé Ambasadeur au Bahrein depuis 2015 : https://www.state.gov/r/pa/ei/biog/237201.htm

[5] https://www.les-crises.fr/influencer-les-autorites-syriennes-a-la-fin-de-lannee-2006-par-roebuck/ ;

[6] « It’s not about access to the oil itself. That will be on a global market. It will be part of it. It’s about control. It’s about controlling the terms of those contracts. It’s about controlling amounts that are being pumped at different times. It’s about controlling prices. It’s about controlling that crucial resource ».  Ancien conseiller US « National Security » du Président Carter : https://off-guardian.org/2015/08/01/the-west-the-middle-east-and-oil-a-conspiracy-theory/

[7] Pour ce qui est des principaux pays occidentaux engagé en Irak et en Syrie.

[8] https://armerdesarmer.wordpress.com/2016/04/19/la-communaute-internationale-se-nourrit-elle-des-conflits-au-moyen-orient-partie-iii/

[9] http://www.lemonde.fr/syrie/video/2016/12/17/pourquoi-alep-est-elle-finalement-tombee_5050561_1618247.html

[10] https://www.les-crises.fr/il-y-a-plus-dune-verite-a-raconter-dans-la-terrible-histoire-dalep-the-independent/ ; http://www.independent.co.uk/voices/no-more-arab-revolutions-a7492591.html ; https://www.les-crises.fr/livraisons-darmes-americaines-aux-rebelles-fruit-dune-volonte-de-pourrir-encore-la-situation-par-frederic-pichon/

[11] http://aranews.net/2016/09/uk-supplying-ammunition-heavy-weapons-kurdish-peshmerga-forces-fight-isis/

[12] http://www.opex360.com/2016/06/17/la-france-livre-armes-munitions-aux-combattants-du-kurdistan-irakien/ ; http://www.ambafrance-iq.org/Communique-de-presse-du-Consulat-general-de-France-a-Erbil

[13] https://www.thelocal.de/20160122/kurds-selling-german-delivered-guns-on-black-market , http://europe.newsweek.com/why-have-kurds-supplied-isis-weapons-452673?rm=eu

[14] les armes venaient de Bosnie, Bulgarie, Croatie,  République Tchèque, Montenegro, Slovaquie, Serbie, Roumanie et Ukraine. Les pays soutiens vont de l’Arabie Saoudite, à la Turquie, en passant par la Jordanie et les Émirats Arabes Unis : https://www.occrp.org/en/makingakilling/ et
/http://journal-neo.org/2016/12/16/aleppo-starts-uncovering-washingtons-evil-designs/





« LE TRAITÉ SUR LE COMMERCE DES ARMES DEUX ANS APRES SON ENTRÉE EN VIGUEUR : ENJEUX ET PERSPECTIVES»

18 09 2016

sans-titre

Lundi 19 septembre 2016, 18h30-20h00

Espace de conférences de l’IRIS *
Conférence-débat organisée autour de autour de Yann Hwang, Sous-directeur du contrôle des armements et de l’OSCE au ministère des Affaires étrangères et du Développement international, Benoit Muracciole, Président d’Action sécurité éthiques Républicaines (ASER), auteur de Quelles frontières pour les armes ? (Éd. A. Pedone, 2016) et Patrice Sartre, Président de Global Compliance. Animée par Jean-Pierre Maulny, Directeur adjoint de l’IRIS.

Nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire en cliquant sur le lien suivant : INSCRIPTION
(inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles)

En espérant que cette conférence suscitera votre intérêt, nous vous prions d’agréer nos cordiales salutations.
L’équipe de l’IRIS
* Espace de conférences de l’IRIS, 2 bis rue Mercœur, 75011 Paris
Plan d’accès.
IRIS
2 bis, rue Mercœur – 75011 PARIS – FRANCE
Tél. : 33 (0)1 53 27 60 60 – evenements@iris-france.eu





Conférence des États parties au traité sur le commerce des armes (TCA), à Genève

27 08 2016

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La pression est montée en direction des États pour une rigoureuse application du TCA

La deuxième conférence des États parties au traité sur le commerce des armes (TCA) qui s’est tenue pendant 5 jours à Genève (Suisse) a été l’occasion pour les  représentants de la société civile, dont Action Sécurité Éthique Républicaines, d’interroger les États sur leur pratique en matière d’exportation d’armes classiques. Dans une ambiance plutôt tranquille, la conférence présidé par l’Ambassadeur  Emmanuel E Imohe du Nigeria, a permis a plus de 100 États représentés – dont tous les grands pays exportateur d’armes, membres permanents du Conseil de Sécurité, excepté la Russie – d’avancer sur la transparence, la mise en œuvre et l’universalisation du TCA.

Des États comme la Zambie et le Mexique ont rappelé qu’aujourd’hui, malgré l’entrée en vigueur du TCA, les armes continuaient d’arriver dans leurs pays et ont appelé à un contrôle plus strict dans l’application du traité.

Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER), ainsi que d’autres ONG, est également intervenue en plénière pour rappeler aux États leurs obligations concernant les articles 6 et 7 du TCA qui les obligent à refuser une exportation lorsque les armes ont de grandes chances d’être utilisées ou de faciliter une grave violation des droits de l’Homme et/ou du droit international humanitaire[1].

C’est pour cela que ASER et de nombreuses ONG, appelle des pays comme l’Allemagne, les États Unis, la France, la Grande Bretagne à suspendre leurs exportations de tout matériel susceptible d’être utilisé en rupture avec le TCA, notamment par la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite au Yémen. Ces gouvernements doivent aussi arrêter les transferts d’armes en Égypte ou le régime est responsable de crime contre l’humanité et aussi en Syrie et en Irak – où de nombreuses informations montrent la porosité, dans la circulation des armes, entre les groupes armés non étatiques responsables de graves violations des droits de l’Homme et/ou du droit international humanitaire.

Après ces interpellations, quelques toussotements ont été entendu auprès de certaines délégations, mais c’est un bon signe de vie pour le traité sur le commerce des armes, d’autant que des engagements ont été pris pour de nouvelles consultations entre les ONG et les capitales.

Enfin, comme signe d’une dynamique renforcée pour ce processus, le Président Imohe a trouvé un accord sur la constitution de 3 groupes de travail : Un sur la mise en œuvre ; un sur l’universalisation et un sur la transparence du TCA. Ils permettront de renforcer le travail pour la prochaine conférence des États qui aura lieu à la même période en 2017.

Représentant du Réseau d’Action International sur les Armes Légères (RAIAL) pour l’Europe, ASER (Action Sécurité Éthique Républicaines) lutte pour le respect des Droits de l’Homme dans les transferts d’armes, et dans le champ de la sûreté – dont le maintien de l’ordre – par les services de police et de sécurité. ASER est accréditée aux Nations Unies.

[1] https://aser-asso.org/wp-content/uploads/2016/04/Intervention-Conférence-des-Etats-parties-du-traité-sur-le-commerce-des-armes-aux-Nations-Unies-à-Genève-ASER-24-aout-2016-.pdf

Contacts : http://aser-asso.org

Pour demandes d’interview ou participation à une émission sur la question des armes : Benoît Muracciole : +336 84 10 62 18





Quatrième jour de la deuxième conférence des États parties et signataires au Traité sur le Commerce des Armes aux Nations Unies

25 08 2016