Yémen : face à la «désespérance des Houthis, il n’y a plus aucune protection pour les civils»

26 12 2021




Des gouvernements français complices de crimes contre l’humanité, une habitude ?

23 11 2021

Le site de journaliste Disclose a publié le 22 novembre 2021 des documents de la Direction des renseignements militaires révélant que les gouvernements de François Hollande et d’Emmanuel Macron ont couvert et couvrent, sous l’intitulé d’une opération de lutte contre le terrorisme, des exécutions extra judiciaires, sommaires ou arbitraires par le gouvernement égyptien d’Al Sissi. Les documents montrent que malgré les nombreuses alertes des officiers français opérant en Égypte sur le détournement d’une lutte contre le terrorisme en une lutte contre les trafics. Informations que les ministres Florence Parly et Jean Yves Le Drian ont délibérément étouffées. 

Selon Disclose, « en juillet 2020, la présidence égyptienne a annoncé le chiffre probablement exagéré de « 10 000 voitures remplies de terroristes et de trafiquants » détruites en sept ans, soit « 40 000 personnes tuées » ».

Comme dans le cas du matériel de guerre français utilisés dans la guerre au Yémen, le gouvernement français a connaissance, par les rapports mensuels de la DRM, de sa participation à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.  « Les exécutions extrajudiciaires peuvent relever de la compétence de la Cour pénale internationale si elles sont commises dans le contexte d’une attaque systématique ou généralisée dirigée à l’encontre de la population civile en application de la politique d’un État ». 

Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER) alerte une fois de plus le gouvernement français sur le caractère systématique de ces violations qui contreviennent aux engagements internationaux de la France. L’irresponsabilité de ce gouvernement le rend complice de l’exécution de vies civiles et met également en danger la sécurité des citoyens·nes vivant sur le sol français ainsi que les français·ses installés·es à l’étranger.

ASER est devant le Conseil d’État afin de faire respecter le traité sur le commerce des armes des Nations Unies, particulièrement son article 6, dans la guerre au Yémen.

ASER est membre du Réseau d’Action International sur les Armes Légères (RAIAL),

ASER a le statut consultatif spécial ECOSOC aux Nations Unies





Colloque Exportations d’Armement et droit public

18 11 2021





Guerre au Yémen : les États devraient cesser leurs livraisons d’armes

25 09 2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 24 septembre 2021

Le rapport du Groupe d’éminents experts internationaux et régionaux sur le Yémen, intitulé : « Une nation abandonnée : un appel à l’humanité pour mettre fin aux souffrances du Yémen » a été présenté devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. 

Le Président du Groupe d’éminents experts, M. Kamel Jendoubi a répété que « toutes les parties au conflit se livrent à des violations et les États tiers, s’ils souhaitent y mettre un terme, devraient cesser leurs livraisons d’armes ».  Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a pourtant plusieurs fois réclamé aux parties engagées dans cette guerre le respect du droit international auquel ils sont liés.

Faisant échos aux demandes de nombreuse ONG, dont Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER) le Groupe d’éminents experts réitère sa demande auprès des États et des organisations régionales et internationales de :

« Prendre toutes les mesures raisonnables pour assurer le respect du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme par toutes les parties au conflit, notamment en cessant de fournir des armes et un soutien militaire aux parties. »

Alors que les regards de la communauté internationale restent fixés sur le sort dramatique du peuple afghan, la guerre du Yémen semble occultée par les médias en France. Le sort des femmes et des filles yéménites n’apparaît pas être à la hauteur des nombreuses voix qui se dressaient pour défendre le droit des femmes, de toutes les femmes. 

ASER[1] est devant le conseil d’État pour demander l’application direct des articles 6 et 11 du traité sur le commerce des armes des Nations Unies, dont la France est partie, afin d’obtenir la suspension des transferts d’armes du gouvernement français vers la coalition des pays dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis responsables de ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Après plus de 6 ans de guerre, plus de 230 000 morts et des millions de personnes qui garderont à vie des séquelles tant psychiques que physiques, il n’est plus possible pour le gouvernement français d’affirmer qu’il ne savait pas. C’est un discours que nous avons trop souvent entendu et comme dans le génocide du Rwanda, ASER pense que la complicité des responsables français est une question suffisamment sérieuse pour être examinée par la justice internationale.

ASER a le statut consultatif spécial ECOSOC aux Nations unies,

ASER est membre du Réseau d’Action International sur les Armes Légères (RAIAL),


[1]Avec l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, Action contre la faim, Médecin du monde et Salam4Yemen





Quatrième jour de la 7e conférence des Etats parties au TCA

2 09 2021