Puissances militaires, les nouveaux faibles ?

21 09 2020

Décollage d’un avion Rafale à partir de la base de Mérignac (France), le 27 juillet 2020.  V. Almansa / Dassault Aviation / AFP

La défense va-t-elle payer le prix de la crise?

Par : Marie-France Chatin Suivre 52 mn

Le contexte international a tendance à se dégrader depuis une dizaine d’années. Le monde est plus incertain.

Les zones d’affrontement se multiplient près de l’Europe : Turquie et Méditerranée orientale, Ukraine, Libye, Sahel… dans un contexte de guerre technologique exacerbée et de forte compétition stratégique entre Chine et EEUU. À quoi s’ajoute pour l’Europe, l’incertitude au sujet du parapluie américain et des avis divergents autour de la création d’une défense européenne assurant l’autonomie stratégique du Vieux Continent souhaitée par la France. La Covid-19 et la crise générée avec le très fort ralentissement de l’activité économique ajoutent de l’inquiétude à l’incertitude. Inquiétude quant aux conséquences de la pandémie sur les budgets et les parts allouées à la Défense.

La question se pose partout… en Europe, aux EEUU où l’on voit les « faucons » défendre les crédits du Pentagone après les trillions de dollars injectés dans le soutien de l’économie américaine. La question inquiète jusqu’au sommet de l’Otan, déjà fragilisée par les critiques de Donald Trump et la politique du président turc.

Regard sur les priorités à venir et les enjeux pour les États en termes de défense. Comment la pandémie redistribue-t-elle les cartes ?

Invités : 

– Benoît Muracciole, président de l’Association ASER Action, Sécurité, Éthique Républicaines

– Claude Serfati, économiste. Chercheur associé à l’IRES, Institut de Recherches économiques et sociales et au Cemotev, Centre d’Études sur la Mondialisation, les Conflits, les Territoires et les Vulnérabilités – Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. «Le militaire. Une histoire française», éditions Amsterdam

– Jean-Pierre Maulny, spécialiste des questions de défense et directeur adjoint de l’IRIS, Institut des Relations internationales et stratégiques.

La Défense va-t-elle payer le prix de la crise? (RFI, 18 septembre 2020)





OPEN LETTER TO PRIME MINISTER JUSTIN TRUDEAU

11 05 2020

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We are publishing this letter from the women Nobel Peace Prize laureates to Prime Minister Trudeau, adding that the suspension of arms sales to these countries, including France, means respecting the arms trade treaty and their international commitments.

SIX NOBEL PEACE LAUREATES CALL ON PRIME MINISTER TRUDEAU TO REINSTATE BAN ON MILITARY EXPORTS TO SAUDI ARABIA

The Right Honourable Justin Trudeau, P.C., M.P.
Prime Minister
Office of the Prime Minister 80 Wellington Street
Ottawa, ON K1A 0A2 

1 May 2020

Dear Prime Minister Justin Trudeau,

As Nobel Peace laureates, we are deeply concerned by Canada lifting its moratorium on military exports to Saudi Arabia. Although we applaud Canada’s recent decision to extend, indefinitely, its ban on new arms exports to Turkey, a similar ban must remain in place for Saudi Arabia.

On April 8, Saudi Arabia declared a two-week ceasefire in Yemen. The next day, in the midst of a global pandemic and as Yemen announced its first COVID-19 case, Canada announced it would lift its military equipment ban to Riyadh—and resume exports of light-armoured vehicles to Saudia Arabia. This contradicts your government’s support of the UN Secretary General’s appeal for a global ceasefire.

Your government had, rightfully, suspended the sale of military equipment to Saudi Arabia following the murder of journalist Jamal Khashoggi in the Saudi consulate in Istanbul in 2018. Unfortunately, the human rights situation inside Saudi Arabia has not changed.

Saudi-Arabia holds one of the worst human rights records in the world. It is also a leading player in the protracted conflict in Yemen, which has resulted in the world’s worst humanitarian crisis. Thousands of civilians have been killed and injured, and tens of millions of people experience food insecurity and are on the brink of famine.

We strongly believe that instead of arming Saudia Arabia, Canada should focus on the ceasefire and its very narrow window for peace, by investing resources and diplomatic expertise in an inclusive process to bring relief and lasting peace to Yemen.

Resuming arms sales during a global pandemic—or at any time—does not reflect positively on Canada’s feminist leadership. On the contrary, it further endangers ordinary civilians inside Saudi Arabia and Yemen, in particular, women.

We call on Canada to live up to its own commitment to “put armed conflict on lockdown” by:

  • Re-instating, immediately, the freeze on all military exports to Saudi Arabia and put an end to the arms deal.
  • Calling on all warring parties to abide by the UN call for a global ceasefire.
  • Ensuring the safety of women calling for peace.
  • Working to keep peace processes alive and build peace during this global pandemic.

 

Canada cannot call itself a global leader for peace while simultaneously supplying weapons of war.

Sincerely,

Tawakkol Karman, Nobel Peace Laureate (2011) – Yemen
Shirin Ebadi, Nobel Peace Laureate (2003) – Iran
Leymah Gbowee, Nobel Peace Laureate (2011) – Liberia
Mairead Maguire, Nobel Peace Laureate, (1976) – Northern Ireland
Rigoberta Menchú Tum, Nobel Peace Laureate (1992) – Guatemala
Jody Williams, Nobel Peace Laureate (1997) – USA

Actions juridiques





Mobilisation en ligne contre les ventes d’armes européennes dans la guerre au Yémen

25 03 2020

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Il y a aujourd’hui 5 ans, dans la nuit du 26 mars 2015, à l’appel de Abdrabbo Mansour Hadi président pourtant démissionnaire du Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis déclenchait une intervention militaire au Yémen.

Une guerre alimentée en continue par les armes vendues en violation du Traité sur le Commerce des Armes des Nations Unies, principalement par l’Allemagne, la Belgique, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie et l’Espagne. Entre 2015 et 2018,, les gouvernements de l’Union européenne (UE) ont ainsi autorisé des transferts d’armes pour plus de 95 milliards d’euros à l’Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis.

Ces ventes d’armes participent et/ou facilitent les crimes de guerre, voir les crimes contre l’humanité contre la population civile. Cette « guerre occultée » au Yémen est à l’origine de plus de 230 000 morts selon les estimations du Programme des Nations Unis pour le Développement[1] fin 2019.

Action Sécurité Ethique Républicaines (ASER) et un large groupe de militants et d’ONG de 10 pays de l’UE continuent d’exiger la suspension des ventes d’armes par les gouvernements responsables de la souffrance des Yéménites[2].

 Tous appellent aujourd’hui pour cette date anniversaire, à une mobilisation de tous les citoyens européens sur les réseaux sociaux. Postez une photo accompagnée d’un message type pour dénoncer ces transferts d’armes illégaux[3].

ASER est membre du Réseau d’Action International sur les Armes Légères (RAIAL), ASER a le statut consultatif spécial ECOSOC aux Nations Unies

 

[1] https://www.arabstates.undp.org/content/rbas/en/home/library/crisis-response0/assessing-the-impact-of-war-on-development-in-yemen-.html

[2] ASER et 6 autres ONG ont déposé une requête au Conseil d’État en 2019 : https://aser-asso.org/wp-content/uploads/2019/11/Requ%C3%AAte-sommaire_Conseil-dEtat-ASER19-novembre-2019.pdf

[3] https://aser-asso.org/tout-est-lie-arreter-les-ventes-darmes-illegales-cest-preserver-notre-humanite/





Yémen : «Un conflit ne s’arrête pas quand les armes continuent d’affluer»

4 03 2020





Manifestation ASER Cherbourg 06 Fev 2020

14 02 2020

Après avoir déposé un référé liberté au Tribunal administratif de Paris pour empêcher le transit et chargement du cargo « Bahri Yanbu », Action Sécurité Ethique Républicaines (ASER) s’est rendue à la manifestations le port organisée par la CGT réunissant les syndicats et associations Cherbourgeoises et Stop Fuelling War. Pour plus d’information: rdv sur le notre site Internet: http://www.aser-asso.org