French arms sales: the government no longer stops despite war crimes in Yemen

7 05 2019

MBZ Macron

Today, Tuesday, May 7, 2019, the independent media Disclose informs us that the Saudi flagged cargo ship Bahri Yabun is due to arrive tomorrow, Wednesday, May 8, in Le Havre to load Caesar guns produced by Nexter, a company owned by the French government.

If this information is accurate, for Action Sécurité Ethique Républicaines (ASER) – which has filed an urgente procedure in its appeal pending before the Paris Administrative Court – the French goverment will be in flagrant breach of Article 6 (paras 2 and 3) of the United Nations Arms Trade Treaty (ATT).

Indeed, since 2016, the first reports of United Nations experts and NGOs have regularly denounced serious violations of international human rights law and the 1949 Geneva Conventions. It is no longer a question of risks of use (Article 7) but of potential uses of French weapons (Article 6(3)).

The French government would therefore continue to violate its international commitments « in full knowledge of the facts » at a time when the report of the United Nations Development Programme (UNDP) speaks of more than 230,000 deaths to come for this conflict at the end of 2019[1].

Neither the French Head of Government, Edouard Philippe, nor the Head of State, Emmanuel Macron, can ignore the reports of the United Nations and NGOs that regularly denounce serious violations of international human rights law and the 1949 Geneva Conventions.

The repeated negations of the Minister of the Armed Forces Florence Parly contrast with the evidence of the war revealed by Disclose: French weapons are involved in war crimes in Yemen.

It is unacceptable that on our behalf the French government is adding war to war in this way, against all the resolutions of the United Nations Security Council since 2016 on Yemen.

ASER has special ECOSOC consultative status at the United Nations
ASER is a member of the International Action Network on Small Arms (IANSA)

[1] if the war keep the same intensity : http://www.arabstates.undp.org/content/rbas/en/home/library/crisis-response0/assessing-the-impact-of-war-on-development-in-yemen-.html

 

Publicités




Ventes d’armes françaises : rien n’arrête plus le gouvernement malgré les crimes de guerre au Yémen

7 05 2019

MBZ Macron

Aujourd’hui mardi 7 mai 2019, le média indépendant Disclose nous apprend que le cargo  Bahri Yabun, battant pavillon saoudien, doit arriver demain mercredi 8 mai au Havre pour charger des canons Caesar produits par la société Nexter appartenant à l’Etat français.

Si ces informations s’avèrent exactes, il s’agira pour Action Sécurité Ethique Républicaines (ASER) – qui a déposé une requête en référé dans le cadre de son recours pendant devant le tribunal administratif de Paris – d’une violation flagrante de l’article 6 (paras 2 et 3) du traité sur le commerce des armes (TCA) des Nations unies.

 En effet depuis 2016, les premiers rapports d’experts des Nations Unies ainsi que des ONG ont dénoncé régulièrement les graves violations du droit international des droits de l’Homme et des Conventions de Genève de 1949. Il ne s’agit plus de risques d’usages (article 7) mais de potentialités d’usages des armes françaises (article 6 paragraphe 3)[1].

Le gouvernement français continuerait donc « en toute connaissance de cause » de violer ses engagements internationaux au moment même où le rapport du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) parle de plus de 230 000 morts à venirpour ce conflit fin 2019[2].

Ni le chef du gouvernement français Edouard Philippe, ni le chef de l’État Emmanuel Macron ne peuvent ignorer les rapports des Nations Unies ainsi que des ONG qui dénoncent régulièrement les graves violations du droit international des droits de l’Homme et des Conventions de Genève de 1949.

Les négations répétées de la ministre des Armées Florence Parly contraste avec l’évidence de la guerre révélée par Disclose : Les armes françaises participent aux crimes de guerre au Yémen.

Il est inacceptable qu’en notre nom le gouvernement français ajoute ainsi de la guerre à la guerre et cela contre toutes les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies depuis 2016 sur le Yémen.

ASER a le statut consultatif  spécial ECOSOC aux Nations unies

ASER est membre du Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL)

[1]Article 6 (paras 2 et 3) du TCA : https://aser-asso.org/wp-content/uploads/2017/03/Traite-sur-le-Commerce-des-Armes-ONU-2013.pdf

[2]Sur la base d’une même intensité : http://www.arabstates.undp.org/content/rbas/en/home/library/crisis-response0/assessing-the-impact-of-war-on-development-in-yemen-.html





ACTION SECURITE ETHIQUE REPUBLICAINES introduces an urgent procedure to stop the sale of French weapons involved in war crimes in Yemen

6 05 2019

EMMBS

PRESS RELEASE

Today, May 6, 2019, ACTION SECURITE ETHIQUE REPUBLICAINES (ASER) filed for interim relief in its appeal before the Paris Administrative Court. ASER calls for the suspension of arms transfers to the countries of the coalition led by Saudi Arabia and the United Arab Emirates, responsible for war crimes, or even crimes against humanity, in Yemen.

The recent publication by the independent media Disclose, which proves that the French government was aware of the use in Yemen of French weapons sold to the coalition, persuaded us of the urgency of this referral.

The Minister of the Armed Forces continued to deny the facts before the Senate on April 30, justifying the continuation of arms sales to fight Al Qaeda.  We remind Florence Parly that ASER has informed the Presidency since 2016 that the war has strengthened Al Qaeda in the Arabian Peninsula in particular. The repeated refusal to set up a parliamentary committee of inquiry strengthens our legal approach for ASER.

This urgency is also confirmed by the worsening humanitarian situation in Yemen. A report by the United Nations Development Programme (UNDP) estimates the number of deaths at more than 230,000 by the end of 2019, including more than 140,000 children under the age of 5 if the conflict continues with such intensity.

It is also on the basis of this latest information that the US Senate voted, on Thursday, May 2, for the 3rd time against his government’s military support for Saudi Arabia and the United Arab Emirates by 53 votes in favour and 45 against. This is despite President Trump’s announcement that the United States is withdrawing from the Arms Trade Treaty (ATT).

ASER has special ECOSOC consultative status at the United Nations

ASER is an IANSA member

Contacts : http://aser-asso.org

For interview requests or participation in a program on the issue of weapons/ human rights : Benoît Muracciole : +337 72 33 40 45





ACTION SECURITE ETHIQUE REPUBLICAINES introduit une procédure d’urgence pour stopper les ventes d’armes françaises qui participent aux crimes de guerre au Yémen

6 05 2019

EMMBS

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ce jour, le 6 mai 2019, ACTION SECURITE ETHIQUE REPUBLICAINES (ASER) a introduit une procédure en référé dans le cadre de son recours devant le tribunal administratif de Paris. ASER demande la suspension des transferts d’armes vers les pays de la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, responsables de crimes de guerre, voir de crimes contre l’humanité, au Yémen.

La récente publication du média indépendant Disclose qui apporte la preuve que le gouvernement français était informé de l’utilisation au Yémen des armes françaises vendues à la coalition, nous a persuadé de l’urgence de ce référé.

La ministre des Armées a continué à nier les faits devant le Sénat le 30 avril dernier en justifiant le  maintien des ventes d’armes pour lutter contre Al Qaeda. Nous rappelons à  Florence Parly que ASER a informé la Présidence depuis 2016 que la guerre  renforçait notamment Al Qaeda dans la Péninsule arabique[1]. Le refus répété de créer une commission d’enquête parlementaire renforce pour ASER notre démarche juridique.

Cette urgence est également confirmée par la situation humanitaire qui s’aggrave au Yémen. Un rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) évalue le nombre de mort à plus de 230 000 pour la fin 2019 dont plus de 140 000 enfants de moins de 5 ans si le conflit continue avec une telle intensité[2].

C’est aussi à partir de ces dernières informations que le sénat étasunien a voté, le jeudi 2 mai, pour la 3èmefois contre le soutien militaire de son gouvernement à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis par 53 voix pour et 45 contre. Ceci, malgré l’annonce par le Président Trump du retrait des Etats Unis du traité sur le commerce des armes (TCA).

 

ASER a le statut consultatif  spécial ECOSOC aux Nations unies

ASER est membre du RAIAL

[1]D’après le département d’Etat étasunien rapport 2016, https://www.apnews.com/f38788a561d74ca78c77cb43612d50da

[2]http://www.arabstates.undp.org/content/rbas/en/home/library/crisis-response0/assessing-the-impact-of-war-on-development-in-yemen-.html

Contacts : http://aser-asso.org

Pour demandes d’interview ou participation à une émission sur la question des armes : Benoît Muracciole : +337 72 33 40 45





ASSESSING THE IMPACT OF WAR on Development in Yemen

3 05 2019

Rapport PNUD

Cette étude sur l’impact de la guerre sur le développement au Yémen a été commandée fin 2018 en collaboration avec le Frederick S. Pardee Center for International Futures, Josef Korbel School of International Studies, University of Denver. Les chercheurs ont entrepris le travail analytique avec le désir de comprendre l’impact de la guerre au Yémen sur les dimensions humaines, sociales et économiques du développement. L’analyse a été entreprise en calibrant un système de modélisation quantitative appelé International Futures (IFs) pour tenir compte des informations disponibles sur l’impact de la guerre au Yémen à ce jour, puis en créant quatre scénarios analytiques hypothétiques à explorer. Une où le conflit prend fin en 2019, 2022 et enfin, une où le conflit s’étend jusqu’en 2030. Pour évaluer les impacts du conflit dans les trois scénarios de conflit, le quatrième scénario représente un monde contrefactuel dans lequel le conflit ne s’est pas aggravé au-delà de 2014. Le résultat est une étude d’impact qui quantifie les dommages de la guerre au Yémen à travers de multiples dimensions du développement telles que les pertes en vies humaines, la santé, la démographie, l’éducation, les infrastructures, l’économie, etc.

This study on the “Impact of War on Development in Yemen”, was commissioned end of 2018 in collaboration with Frederick S. Pardee Center for International Futures, Josef Korbel School of International Studies, University of Denver. The researchers undertook the analytical work with a desire to understand the impact of war in Yemen across human, social and economic dimensions of development. The analysis was undertaken by calibrating a quantitative modeling system called International Futures (IFs) to fit the available information on the impact of war in Yemen to date, and then create four hypothetical analytical scenarios to be explored. One where the conflict ends in 2019, 2022 and finally one where conflict extents all the way to 2030. To assess the impacts from the conflict across the three conflict scenarios the fourth scenario represents a counter-factual world in which conflict did not escalate beyond 2014. The result is an impact study that quantifies the damages of the war in Yemen across multiple dimension of development such as loss of lives, health, demographics, education, infrastructure and the economy, etc.

Rapport PNUD Yémen avril 2019





French arms sales: the government’s repeated lies in its involvement in the war in Yemen

16 04 2019

ASER_HD

Today Disclose independent media provided evidence that the French government was informed of the use in Yemen of French weapons sold to the coalition: Leclerc tanks, arrow shells, Mirage 2000-9, Cobra radar, Aravis tanks, A330 MRTT tankers, Cougar and Dauphin helicopters, Caesar cannons…

ASER reserves the right to introduce an emergency procedure as part of its appeal pending before the Paris Administrative Court.

ASER welcomes the growing interest of the French media in the serious humanitarian crisis in Yemen. However, we regret that the media do not address, as we presented in our complaint to the Administrative Tribunal, the fact that France, a party to the United Nations Arms Trade Treaty, violates article 6 because it sells arms to countries of the coalition led by Saudi Arabia and the United Arab Emirates responsible for war crimes:

«  A State Party shall not authorize any transfer of conventional arms…, if it has knowledge at the time of authorization that the arms or items would be used in the commission of genocide, crimes against humanity, grave breaches of the Geneva Conventions of 1949, attacks directed against civilian objects or civilians protected as such, or other war crimes as defined by international agreements to which it is a Party. »

Before bringing the matter before the administrative court, ASER had alerted the French government many times, but this did not prevent it from supplying the coalition countries with more than €10 billion worth of weapons and authorising exports for more than €30 billion worth of weapons in 2018.

The scandal is all the more important because since last year the demands of the deputies – Sébastien Nadot (April 2018), Bastien Lachaud (July 2018) and more recently Alexis Corbière (February 2019) – to open an investigation into France’s arms sales have been blocked by the President of the French Republic.

ASER has special ECOSOC consultative status at the United Nations

ASER is a member of the International Action Network on Small Arms (IANSA)

Contacts : http://aser-asso.org

For interview requests or participation in a program on the issue of weapons: Benoît Muracciole : +337 72 33 40 45





Ventes d’armes françaises : les mensonges répétés du gouvernement dans sa participation dans la guerre au Yémen

16 04 2019

ASER_HD

 

Aujourd’hui Disclose média indépendant a apporté la preuve que le gouvernement français était informé de l’utilisation au Yémen des armes françaises vendues à la coalition : Chars Leclerc, obus flèches, Mirage 2000-9, radar Cobra, blindés Aravis, avions ravitailleurs MRTT A330, hélicoptères Cougar et Dauphin, canons Caesar…

 

ASER se réserve le droit d’introduire une procédure d’urgence dans le cadre de son recours pendant devant le tribunal administratif de Paris.

 

ASER se félicite de l’intérêt croissant des médias français pour la grave crise humanitaire au Yémen. Cependant nous regrettons que les médias n’abordent pas, comme nous l’avons présenté dans notre plainte au tribunal administratif[1], le fait que la France partie au traité sur le commerce des armes des Nations Unies, viole l’article 6 parce qu’elle vend des armes aux pays de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis responsables de crimes de guerre :

 

«   Aucun    État   Partie    ne    doit   autoriser    le    transfert   d’armes    classiques… s’il     a   connaissance,    au    moment   où    l’autorisation    est   demandée,    que    ces   armes    ou    ces    biens     pourraient     servir    à     commettre     un    génocide,     des     crimes    contre    l’humanité,    des   violations    graves    des   Conventions    de    Genève   de    1949,    des   attaques    dirigées    contre   des    civils    ou   des    biens    de   caractère    civil    et   protégés    comme    tels,   ou    d’autres    crimes   de    guerre    tels   que définis    par    des   accords    internationaux    auxquels   il    est    partie. »

 

Avant de saisir le tribunal administratif ASER avait alerté de nombreuses fois le gouvernement français mais cela n’a pas empêché ce dernier de livrer aux pays de la coalition pour plus de 10 milliards d’euros d’armes et d’autoriser l’exportation pour plus de 30 milliards d’euros d’armes en 2018[2].

 

Le scandale est d’autant plus important que depuis l’année dernière les demandes des députés – Sébastien Nadot (avril 2018), Bastien Lachaud (juillet 2018) et plus récemment Alexis Corbière (février 2019) – d’ouverture d’une enquête sur les ventes d’armes de la France sont  bloqués par le Président de la République française.

[1]https://aser-asso.org/qui-sommes-nous/realisations/

[2]Rapport au Parlement 2018 sur les exportations d’armement de la France

ASER a le statut consultatif  spécial ECOSOC aux Nations unies

ASER est membre du Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL)

Contacts : http://aser-asso.org

Pour demandes d’interview ou participation à une émission sur la question des armes : Benoît Muracciole : +337 72 33 40 45